Agen cherche ses « tueurs »

  • Iban Etcheverry, Camille Gérondeau et les Agenais veulent retrouver le chemin de la victoire face à Colomiers et se donner un peu d’air.
    Iban Etcheverry, Camille Gérondeau et les Agenais veulent retrouver le chemin de la victoire face à Colomiers et se donner un peu d’air. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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La frustration ronge ce groupe agenais. Pourtant, les joueurs vont devoir puiser dans leurs ressources mentales pour décrocher un troisième succès cette saison.

Plus il entend qu’il n’est pas à sa place, plus ce groupe agenais accumule de la frustration. Les faits sont là. Le SU Agen est 15e de Pro D2. Et pourtant, il va beaucoup mieux. Dans le jeu, il y a plus de fluidité. La mêlée domine. La touche est en rémission. Alors qu’est-ce qui cloche ? « On a vu ce qu’il nous manque contre Oyonnax. C’est une équipe que l’on pouvait battre. Mais elle n’a jamais paniqué. Ils ont marqué sur chaque temps fort. Chose que nous ne savons pas su faire » analyse Sylvain Mirande. Son arrière, Mathieu Lamoulie, de retour à la compétition, acquiesce : « Nous devons être des tueurs devant la ligne d’en-but. Aujourd’hui, nous ne franchissons pas. » Alors oui, Agen joue bien. Ou mieux du moins. Mais Agen ne marque pas. « Il ne nous manque rien. On se reconstruit mais on espère sincèrement que cette défaite contre Oyonnax était la dernière de la saison », prie Mirande. Cela se ressent, les joueurs en ont marre de perdre. Sauf que pour devenir des « tueurs », ils doivent gagner. Et pour gagner, ils doivent être des « tueurs ». Alors c’est le serpent qui se mord la queue. Et les défaites frustrantes s’accumulent pendant ce temps.

Colomiers, un voisin talentueux

En ce mois de décembre 2021, il reste trois rencontres au SU Agen pour partir en vacances avec un peu plus de sérénité. Pour ce faire, il faut battre Colomiers et Provence. Et faire un coup à Nevers. Mais chaque chose en son temps. "L’avantage est que nous n’avons plus grand monde à l’infirmerie" se satisfait Mirande. Il continue : "nous savons que potentiellement et je parle là de potentiel : nous pouvons battre tout le monde. Sauf qu’aujourd’hui, nous évoluons à 40 % de nos capacités. À nous de monter à 70-80 % pour devenir une équipe à battre."

Pas le temps de cogiter en tout cas après ce point de bonus pris contre Oyo, c’est un nouveau gros qui débarque. « C’est bien car cela permet de se reconcentrer directement sur une grosse échéance », confie Lamoulie. Effectivement, Colomiers s’est imposé à Narbonne récemment mais a perdu ses deux dernières parties à domicile. Autant dire que ce match à Agen, les coéquipiers d’Anthony Coletta ne veulent pas le louper. « Ils n’ont pas de star. Mais un gros état d’esprit. J’aime beaucoup cette équipe, très équilibrée, qui prend du plaisir à jouer ensemble, avec un fond de terrain talentueux », juge l’entraîneur des trois-quarts du SUA. Et en face, son équipe retrouvera un ancien de la maison, Valentin Saurs, qui s’épanouit totalement en Haute-Garonne.

Des joueurs s’imposent

Toujours est-il que si le Sporting peut compter sur quasiment tout son effectif, il y a surtout des joueurs qui s’affirment de match en match. À l’image des Fidjiens Ramoka et Rokoduru. Ces deux-là font la paire derrière et font bénéficier au groupe de leur puissance. Devant, l’expérience des Gérondeau, des Farré ou encore de Desmaison, précieux cette saison, doivent compter pour faire tomber les Columérins. Autant de joueurs importants susceptibles de devenir les « tueurs  en question.

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Mathieu VICH
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