Le stade Chaban-Delmas, un vrai trésor

  • Le stade Chaban-Delmas, véritable écrin dans la ville pour l’UBB
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Publié le , mis à jour

Le Stade Chaban-Delmas et ses 34 000 places est une vraie poule aux œufs d’or pour l’UBB, qui a mis sur pied toute une organisation pour le garnir au maximum.

Le trésor de l’UBB, c’est son public évidemment. 24 500 spectateurs de moyenne en 2019-20, un peu plus en 2015. Ou plutôt non ! Le trésor de l’UBB en fait, c’est son stade. Il fallait avoir l’idée d’y aller (lire par ailleurs) mais surtout, il fallait qu’il existât. Et Bordeaux, la ville, avait cette enceinte de 34 000 places en plein centre ville à offrir au club. Coup de chance supplémentaire, en 2015, les footballeurs des Girondins déménagèrent pour le nouveau Matmut Stadium situé dans le quartier périphérique de Bordeaux-Lac. Les rugbymen se sont retrouvés seuls utilisateurs du stade historique, un lieu pour lequel les habitants de la CUB et de la périphérie ont une vraie affection (il est très facile à trouver, à la différence du Stade André-Moga, un peu coincé dans un labyrinthe).

Pour les Bordelais, il s’agit de rentabiliser et de valoriser cette petite poule aux œufs d’or. Une action vitale pour que le club puisse lutter avec ses concurrents, souvent financés par des mécènes qui ouvrent largement leur portefeuille.
Sébastien Cailly, directeur de la communication du club, travaille en étroite collaboration avec Jean-Baptiste Machenaud, directeur marketing et stadium manager. Ce dernier (frère de Maxime, le demi de mêlée international) a succédé à un grand nom, Olivier Brouzet, ex-deuxième ligne international qui a quitté le club fin 2020 après avoir été une cheville ouvrière de sa montée en puissance.

Pour chaque match à domicile, les deux services se mobilisent, principalement à travers les réseaux sociaux , email, application mobile, newsletter , le site internet. « Il ne faut pas oublier que nous avons un cycle assez court pour le faire. Le calendrier sort en début de saison, mais on ne connaît pas précisément le jour et l’heure des rencontres. Ce n’est pas comme pour le secteur événementiel, qui peut communiquer trois mois ou six mois à l’avance  pour des concerts par exemple », explique Sébastien Cailly.

250 personnes mobilisées pour une rencontre à domicile 

Il y a donc une petite course de vitesse qui s’organise quinze fois par an pour informer un maximum de personnes et envoyer l’information la plus factuelle possible. « Nous faisons de plus en plus de contenu, photo et vidéo. Un nouveau salarié nous a rejoints cette saison pour la création d’un post pour être au plus proche de notre public. » A Bordeaux, toute cette activité est un peu plus importante qu’ailleurs à cause de la taille imposante du Stade. Malgré sa popularité, l’UBB ne le remplit pas à ras bord à chaque rendez-vous. Chaque effort est donc susceptible d’amener dix ou vingt spectateurs de plus, ce que ne peuvent pas concevoir les clubs dont la capacité du stade est limitée. C’est sans doute là, la vraie particularité bordelaise.

Tout ça demande une vraie organisation et une vraie dépense d’énergie. Quatre personnes travaillent au service communication et sept au service marketing qui gère l’organisation du match proprement dit, avec les problématiques d’accueil du public et des partenaires plus tout un tas de tâches annexes. « Les jours de match, il y a 250 personnes qui travaillent pour le site. Ce n’est pas rien, il faut gérer la sécurité, les buvettes et la billetterie proprement dite parce que ça fait partie de notre histoire, à Bordeaux, beaucoup de gens achètent leur billet le jour du match. » C’est un autre aspect de l’effet « Grand Stade » évoqué plus haut , les supporteurs girondins savent que le cadre est spacieux. Le charme de l’UBB, c’est qu’on peut aller la voir jouer comme ça, sur un coup de tête.  « On estime entre 1000 et 2000 le nombre de spectateurs qui surgissent ainsi, dix minutes avant le match. Avec le contexte du covid et du pass sanitaire, leur accueil génère pas mal de contraintes. C’est assez particulier, mais c’est une petite contrainte supplémentaire car si les gens qui ont acheté leur billet à dix minutes du coup d’envoi ne peuvent pas assister au coup d’envoi, ils râlent un peu. Je ne pense pas que beaucoup de clubs connaissent ça. » En marge des performances sportives, les Bordelais se sont fixé un nouvel objectif : atteindre cette saison le cap des 10 000 abonnés pour la première fois, en comptant les partenaires.

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