Montauban a Delord entre les mains

  • Quentin Delord, lors de le rencontre face à Nevers.
    Quentin Delord, lors de le rencontre face à Nevers. DDM - DDM MANUEL MASSIP
Publié le , mis à jour

Le jeune demi de mêlée s’est révélé cette saison en devenant un des joueurs les plus utilisés. Malgré un parcours chaotique jusqu’alors, Quentin Delord a su saisir sa chance.

L’image était aussi symbolique que lourde de sens. Comme le veut désormais la tradition à l’USM, Quentin Delord s’est vu remettre ce lundi sa plaque de vestiaire des mains de Xavier Méric, père d’Anthony et ancien demi de mêlée montalbanais. Une cérémonie qui honore chaque joueur ayant effectué dix matchs pros en Vert et Noir et qui officialise ici l’intégration de l’ancien briviste dans le vestiaire. « C’est un signe de reconnaissance », remarquait le principal intéressé. Alors qu’il se changeait depuis le début de la saison dans celui des espoirs - qui est aussi celui des visiteurs - Delord vient désormais de passer un cap dans la hiérarchie. Et rien n’est plus logique. Le demi de mêlée de 22 ans a disputé cette saison onze des douze matchs de Montauban, n’étant laissé au repos que lors du déplacement en Provence, à cause d’une gêne aux cervicales. Une belle revanche pour celui qui a passé des années difficiles sur les bancs de Brive et de Lyon. « Il y a eu des années où ça a été compliqué et je n’ai pas beaucoup joué, se remémorait Delord. À Brive j’ai fait douze ou treize matchs en deux ans… Je servais de plot à l’entraînement ! »

C’est d’ailleurs ce manque de temps de jeu qui a poussé le champion du monde des moins de 20 ans à forcer le destin l’été dernier. « J’avais signé trois ans à Brive et à la troisième année j’ai voulu partir. J’en avais marre de ne rien faire, je servais de plot à l’entraînement ! J’ai eu l’opportunité d’aller à Montauban et j’ai senti qu’il fallait que je la saisisse. » Une intuition qui s’est vérifiée finalement en ce début de saison, puisque ses deux concurrents au poste, Nic Stirzaker et Anthony Méric, se sont tous les deux blessés, le laissant seul au poste. « Du coup, j’ai eu ma chance et c’est ce que j’attendais depuis pas mal d’années, confiait Delord. Je voulais reprendre le plaisir de jouer au rugby. » C’est ainsi qu’avec beaucoup d’assurance, il a révélé aux yeux de tous ses belles qualités et prouve qu’il a largement le niveau d’un titulaire au poste.

Son début de saison est tellement satisfaisant, que l’international fidjien Niko Matawalu, recruté en tant que demi de mêlée, entrait en jeu en position d’ailier pendant que Delord enchaînait les matchs de 80 minutes. « Je sens que les coachs me font confiance parce qu’on ne laisse pas un joueur 80 minutes sur le terrain comme ça.» Et il ne se trompe pas « Il fait des bons matchs. Je suis content pour lui parce qu’il le mérite, reconnaissait David Gérard fin-septembre. Mais il n’est pas arrivé pour autant. » Le gaucher garde, certes, des choses à améliorer comme sa concentration sur certaines phases de jeu ou « la technique individuelle », de son aveu. Mais il possède aujourd’hui l’étoffe d’un titulaire à l’USM, grâce à ses initiatives ballon en main, la belle qualité de son pied gauche et… son côté provocateur, propre aux demis de mêlée : « J’ai toujours été comme ça ! » Pour progresser, il peut en plus compter sur David Byrnes, ancien demi de mêlée et entraîneur des trois-quarts montalbanais. Pour Delord, le ciel s’éclaircit donc, et il est l’heure de regarder plus loin : « Ce serait sympa de faire des phases finales »… Il n’y a plus qu’à !

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Yanis GUILLOU
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