Top 14 - Avant d'affronter Toulouse, l'Union Bordeaux-Bègles en mode veillée d’armes

  • L’ailier argentin Santiago Cordero, auteur d’un triplé face au Racing 92. Photo Icon Sport
    L’ailier argentin Santiago Cordero, auteur d’un triplé face au Racing 92. Photo Icon Sport Icon Sport - Hugo Pfeiffer
Publié le , mis à jour

Les Bordelais ont digéré leur exploit du Racing dans la discrétion. Pas question de faire des roulements de tambour avant de retrouver leur bête noire.

ça n’a échappé à personne évidemment. Les Bordelais sont à la veille d’un "petit" sommet très symbolique et l’on a cru sentir cette semaine, en creux, à quel point il serait bien préparé.

En fait, c’était le mutisme relatif de Christophe Urios qui fut le plus éloquent. L’entraîneur de l’UBB ne voulait pas trop en faire dans l’arène médiatique. Signe que le moment était vraiment solennel en cette froide semaine d’automne. "Je ne serai pas très bavard", a prévenu le coach des Girondins avant de s’exprimer. Il ne voulait visiblement pas en rajouter sur la rivalité naissante entre l’UBB et Toulouse, désormais habitués à se retrouver pour les matchs à enjeu. Il ne voulait sans doute pas en rajouter non plus sur ses bisbilles passées avec Ugo Mola. Mais les silences sont parfois aussi parlants que les diatribes.

Pas d’euphorie et c’est bon signe

On a donc cru déceler dans cette sobriété affichée le désir de frapper un grand coup dans la lignée de l’incroyable deuxième mi-temps de l’UBB à l’Arena. Une telle remontée sur la pelouse d’un prétendant au Brennus, ce fut tellement impressionnant qu’on a pensé que c’était presque trop… Comme un cadeau incroyable du destin qu’il faudrait savoir digérer.

"Nous sommes bien c’est évident. Mais je ne sens pas plus d’euphorie que ça, tant mieux d’ailleurs, car ça ne mène nulle part… Oui il faudra gérer le contexte particulier de ce match, il y a toujours beaucoup de sollicitations… Est-ce que ce sera un match compliqué ? Non pourquoi ? On les connaît par cœur, comme eux nous connaissent par cœur…" Le patron de l’UBB n’était pas disposé à livrer tous ses secrets tactiques évidemment. Il a juste rappelé quelques leçons basiques : "Si l’on se rapproche de ce que nous avons fait en demi-finale du Top 14 face à eux. On ne sera pas loin de gagner. Si on fait ce que nous avons fait lors des trois premiers matchs en revanche, nous ne gagnerons pas, c’est certain… Nous avions eu un mauvais jeu au pied, nous n’avions pas été efficaces dans les zones de marque. Face à eux, il faudra être extrêmement précis et extrêmement efficaces dans notre jeu parce que Toulouse, c’est une équipe de haut niveau qui se nourrit de pas grand-chose pour s’imposer. On l’a vu samedi dernier face à Brive."

Des dernières défaites bordelaises, on garde en effet l’amertume de ceux qui avaient eu le sentiment de "surjouer" dans leur moitié de terrain, ou de ne pas avoir assuré ses sorties de camp et ses avancées par le pied. Toulouse est trop bien armé pour ne pas se délecter de toute forme récupération.

Le deuxième ligne Thomas Jolmès nous a livré quelques réflexions sur la façon dont on peut espérer gripper la machine des Rouge et Noir. Mais, vu son poste, elles étaient essentiellement défensives. La stratégie avec un grand S concerne d’autres joueurs, plus légers. Écoutons-le, tout de même : "On sait que ce sont des joueurs qui tiennent bien les un contre-un et qui sont forts dans le désordre. Quand ils commencent à se passer le ballon, ça commence à chauffer. En défense, il faut assurer les connexions intérieures, et bloquer les ballons pour éviter qu’ils se fassent des passes." Une façon de lever un coin du voile. Contre ces champions de France parfois insolents de classe, il faut être exigeant avec ses plaquages, il faut viser non seulement l’homme, mais le cuir, c’est l’une des recettes que les Bordelais ont répétée. Pour le reste, motus et bouche cousue. Ce petit choc méritait bien une ambiance de secret : "Mais rassurez-vous, on ne part pas à la boucherie… Il y aura une vie après Toulouse, quel que soit le résultat." Même peu bavard, Urios n’est jamais tout à fait mutique.

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