Top 14 - Le Racing a-t-il les moyens de rebondir ?

  • Le Racing 92, défait avec la manière contre l'UBB, devra rapidement se relever.
    Le Racing 92, défait avec la manière contre l'UBB, devra rapidement se relever. Icon Sport - Hugo Pfeiffer
Publié le , mis à jour

Après la gifle reçue dimanche dernier face à l’UBB (14-37), les Franciliens doivent réagir. Mais force est de s’interroger : en ont-ils les moyens actuellement ?

Il paraît que "les emmerdes, ça vole en escadrille". Laurent Travers, qui traverse une période difficile avec un deuil familial survenu en début de semaine (lire ci-dessous), peut témoigner. La gifle reçue dimanche dernier par l’UBB a laissé des traces D’abord, sur le plan comptable. Certes, le Racing est toujours dans les clous de la qualification, mais il n’est plus que sixième du classement. Ensuite, au niveau de l’image. La polémique autour du comportement de Teddy Thomas, jugé "chambreur" et sur lequel Christophe Urios, manager de l’UBB, a surfé après la rencontre n’a pas été appréciée en interne. Laurent Travers n’a rien dit publiquement. Il a même plutôt pris la défense de son joueur, rappelant que "certains avaient la mémoire courte". Sans doute fait-il ici référence au comportement du même style de l’ouvreur bordelais Matthieu Jalibert la saison dernière lors d’une rencontre face à Castres ou encore plus loin d’une altercation entre Urios et Galthié qui avait bien failli gravement déraper. Toujours est-il que dans l’intimité du centre d’entraînement du Plessis-Robinson, l’explication de texte a été musclée. Et Teddy Thomas ne sera pas à Castres ce samedi…

Le Racing 92 a besoin de rebondir. D’un second souffle également. Las, le club francilien joue de malchance depuis plusieurs semaines. Malgré un effectif pléthorique, Travers est contraint de bricoler en raison d’une cascade de blessés et ne peut pas vraiment aérer son équipe. Tenez-vous bien. Rien qu’en deuxième ligne Le Roux, Palu et Pesenti sont toujours absents. À tel point que le staff ciel et blanc envisageait sérieusement d’aligner sur la feuille de match le Namibien Anton Bresler, fraîchement débarqué de Worcester, sans que ce dernier n’ait pu partager le moindre entraînement avec ses nouveaux partenaires. Une situation atypique. "Quand on n’a pas les joueurs, on doit s’adapter", préfère sourire Travers qui sait son équipe sous pression. Et d’ajouter : "Oui, on a pris une fessée, mais ce n’est pas la première et ce ne sera peut-être pas la dernière. Mais on ne doit pas l’accepter. Pour nous, c’est une occasion de grandir et de réagir." Sans oublier qu’après cette rencontre à Castres, le Racing 92 débutera sa campagne européenne, l’objectif majeur depuis plusieurs saisons du président Lorenzetti. Et devinez quoi ? Le club francilien ouvrira le bal continental dès vendredi soir à Northampton, ne laissant que peu de récupération et de temps de préparation. Un autre casse-tête pour Travers, mais c’est encore une autre histoire.

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