Fernandez prend du galon à Castres

  • Jérémy Fernandez profite de la mise au repos de Rory Kockott pour gagner du temps de jeu.
    Jérémy Fernandez profite de la mise au repos de Rory Kockott pour gagner du temps de jeu. Midi Olympique - Aurélien Delandhuy
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Auteur d’une prestation étincelante, le jeune demi de mêlée formé au club est le symbole du réservoir du club tarnais.

Samedi parfait dans le Tarn. Castres enchaîne un quatorzième match sans défaite à Pierre-Fabre et roule sur un concurrent direct à la qualification en empochant cinq points contre le Racing 92. Et le CO voit confirmer l’éclosion de son demi de mêlée, Jérémy Fernandez, qui commence à se "payer". Pour reprendre un poncif de plus en plus à la mode dans le verbiage rugbystique, Jérémy Fernandez, le jeune demi de mêlée du Castres olympique, récolte, depuis quelques semaines, les fruits de ses efforts effectués dans l’ombre du géant Rory Kockott et de sa doublure uruguayenne Santiago Arata. Il fut déjà tranchant lors de son entrée en jeu à Lyon, voilà quinze jours avant de briller derrière la mêlée du CO au GGL Stadium la semaine dernière. Il a continué sur sa lancée à l’occasion de cette douzième journée de Top 14 : Samedi, face à l’Armada du Racing, le gamin de Mazamet a fait la nique à Maxime Machenaud et ses 38 sélections en Bleu. Excusez du peu !

Jérémy Fernandez est un enfant du CO. Il aime viscéralement le club et la région. Né à Mazamet, au pied de la Montagne noire, à quelques kilomètres au sud de Castres, le jeune demi de mêlée a fait toutes ses classes à l’école de rugby des Bleu et Blanc. Titularisé pour la troisième fois de la saison face aux Racingmen et pour la première fois deux fois consécutivement depuis plus d’un an, le gamin a peut-être livré son meilleur match chez les pros, en étant propre et efficace dans tout ce qu’il entreprit et en saupoudrant son match de quelques actions de grande classe.

 

Le geste du match à son actif

Offensivement d’abord, on l’a vu porter le ballon et créer de nombreuses brèches dans le premier rideau ciel et blanc. Il se fit la malle à deux reprises, en jouant rapidement une pénalité à la main puis en prenant la tangente après une touche, gagnant une bonne trentaine de mètres à chaque fois. Défensivement, ensuite, malgré son petit gabarit, Fernandez s’est démultiplié. Le geste du match ? C’est sans doute cette main, que le demi de mêlée de poche laissa traîner sous le ballon, privant Yoann Tanga-Mangene d’un essai tout fait, en tout début de deuxième mi-temps (43e), qui aurait pu relancer le Racing 92. Assurément le tournant du match.

« Tout le monde me fait confiance, j’ai plus de temps de jeu pour m’exprimer. Je me sens bien et quand on a ce sentiment-là, tout va dans le bon sens », expliquait le jeune homme de 23 ans. Son manager Pierre-Henry Broncan explique : « Jérémy est le cas typique du jeune joueur formé au club. Jusqu’à présent, il avait peu de temps de jeu car il avait besoin de travailler, tant physiquement que rugbystiquement. Aujourd’hui, il est récompensé. C’est quelqu’un de très présent, motivé pour franchir les paliers. Il y a parfois des joueurs protées, qui sont prêts à dix-huit ans et qui traversent le terrain. On le sait bien ici pour en avoir eu un (référence à Antoine Dupont, N.D.L.R.) et d’autres pour qui cela prend un peu plus de temps. Il faut parfois être patient avec ces joueurs et maintenant, Jérémy concurrence Rory et "Santi". » En remportant ce nouveau succès à domicile, les Tarnais s’offrent le droit de passer Noël dans le wagon de tête du Top 14. Un luxe mérité, au moment d’attaquer la coupe d’Europe par une réception des Harlequins.

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David BOURNIQUEL
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