Joe Jonas, le tube de l’hiver au BO

  • Joe Jonas a tout pour être l'une des révélations de cette fin de saison.
    Joe Jonas a tout pour être l'une des révélations de cette fin de saison. Icon Sport
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La déconfiture du pack biarrot n’a malgré tout pas pu masquer la confirmation du talent de son jeune arrière sud-africain Joe Jonas, bien parti pour être une des révélations de la fin de saison.

On a beau traîner nos guêtres dans ce milieu depuis au bas mot une quinzaine d’années, la communication des clubs de rugby à l’ère professionnelle demeure toujours un mystère aussi difficile à percer. Ainsi, pourquoi les dirigeants biarrots ont-ils dépêché en conférence de presse le pauvre Luke Azariashvili, martyrisé dès la première introduction en mêlée par la première ligne auvergnate, et qui malgré un français très correct donnait la légitime impression de se trouver au dernier endroit où il rêvait d’être ? à tel point que son capitaine Ilian Perraux dut insister pour le faire passer à la question, précisant au passage aux journalistes que son coéquipier ne goûtait pas vraiment l’exercice médiatique.

On l’ignore, au vrai. Tout comme on ignore si l’entraîneur Shaun Sowerby croyait lui-même en ce qu’il disait en avançant que son équipe n’avait "aucune prétention" en se déplaçant à Clermont malgré un départ 48 heures avant le match, le principal moment de vérité résidant dans ces aveux selon lesquels "un 9 sur 15 en touche était insuffisant pour l’emporter en Top 14", une division dans laquelle "il faut être à 100 % pendant 80 minutes". Pas vraiment rock’n’roll, vous dites ? Un peu, oui…

 

Un faux air de Kolbe

Et d’autant plus dommage que, sans verser dans l’optimisme béat, il demeurait tout de même – un peu – de positif à retirer de cette sortie du BO à Clermont. On veut bien évidemment parler ici de cette troisième titularisation de l’arrière de poche Joe Jonas qui, s’il continue ainsi, pourrait bien incarner une des révélations de la saison. Oui, il y a du Kolbe, du Aplon dans les contre-attaques électriques du feu follet sud-africain, souvent insaisissable et auteur du seul essai des siens. Adroit en diable (à l’image de cette chandelle récupérée après une glissade sur le dos qui suscita un murmure d’admiration du Michelin), Joe Jonas ne peut se voir adresser qu’un seul reproche : celui d’avoir perdu sa chaussure juste avant la pause, ce qui lui fit perdre un temps précieux dans un duel à la course avec Damian Penaud et précipita indirectement l’essai du break à 22-6. Léger, comme grief, on vous l’accorde. Et surtout du genre de ceux qu’on n’adresse qu’aux pépites, sur laquelle le BO veille manifestement très jalousement. N.Z.

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