La Rochelle peut s’en vouloir

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Nettement devant à la demi-heure de jeu, les Maritimes ont flanché par la suite.Le deuxième succès de la saison à l’extérieur attendra...

Au moment où Raymond Rhule a aplati le troisième essai des siens à la demi-heure de jeu, ce dimanche, La Rochelle, forte de quatorze points d’avance, voyait son premier succès majeur en déplacement lui tendre les mains. Enfin… Redevenus impériaux à Marcel-Deflandre depuis leur faux pas initial face à Toulouse, les Maritimes avaient jusqu’alors dû se contenter, loin de leurs bases, d’un succès arraché à Brive (6-8), mi-octobre. La faute à une gênante inefficacité : meilleure attaque à domicile, l’armada jaune et noir avait inscrit seulement six essais sur ses cinq premières sorties.

Ce dimanche, avec trois réalisations à leur actif en trente minutes, une conquête dominante – deux pénalités obtenues en mêlée pour débuter, une supériorité nette dans le jeu au sol – merci Picquette – et un liant collectif irrésistible, les vice-champions de France et d’Europe dominaient leurs hôtes dans tous les compartiments. Avait-on retrouvé le Stade rochelais de la saison passée, intraitable, plein de maîtrise et de réalisme ? Tous les supporters charentais devaient le croire fermement devant la démonstration de leurs favoris.

Plisson et la mêlée en délicatesse

Mais la belle impression s’est soudainement évanouie avant la pause. La faute à une accélération adverse couplée à un relâchement maritime. Sans prévenir, les visiteurs desserraient leur étreinte et laissaient des espaces aux Parisiens dont Waisea se délectait pour ramener Paris à égalité, en l’espace de trois minutes (37e, 40e, 20-20). Une opération portes ouvertes inhabituelle pour la bande à Bourgarit. Depuis début octobre, La Rochelle présentait une défense épatante de solidité avec une moyenne de neuf points encaissés par match ; de ses six derniers adversaires, seule l’Usap avait dépassé la barre des dix unités (22). Ce craquage est intervenu au plus mauvais moment pour les troupes de Ronan O’Gara, en quête d’un déclic en déplacement pour accréditer leur retour au premier plan.

Au retour des vestiaires, portés par une mêlée destructrice, les Soldats roses confirmaient le renversement detendance et infligeaient un cinglant 19-0. Dans leurs malheurs, les Rochelais voyaient Jules Plisson enchaîner les ratés face aux perches – dix points manqués – et les erreurs se succéder, entre pénalités et passes ratées. Le cafouillage d’Eneriko Buliruarua, sur la ligne d’en-but, ajoutant un ultime soupçon de frustration (75e).

Le pari d’un XV de départ remanié n’a pas payé. Après douze journées, le Stade jaune et noir présente un bilan équilibré de six succès pour autant de revers et compte ce lundi matin un seul point d’avance sur la septième place. Définitivement, un succès à Jean-Bouin aurait été le bienvenu…

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