Mirande (entraîneur des trois-quarts d'Agen) : « Ce que fait Ramoka, c’est fort ! »

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Sylvain Mirande (entraîneur des trois-quarts d’Agen) était satisfait de la seconde période réalisée par ses joueurs. Mais ce résultat doit être confirmé à Nevers la semaine prochaine. C’est l’objectif qu’il a donné à ses joueurs.

Qu’est-ce qui s’est dit à la mi-temps pour que votre visage change à ce point ?

On leur a dit « continuez comme ça, c’est génial, ça va bien se passer ». Plus sérieusement, il a fallu un discours énergique de la part de David et moi. Au-delà du contenu qui n’était vraiment pas bon, c’est surtout le langage corporel de nos joueurs qui ne nous a pas plu. Ils regardaient dans le vide. Cela nous gênait, surtout qu’à la pause on se voyait mal embarqué. Les mecs semblaient sans ressource. Pourtant, on savait qu’on allait bénéficier du vent, qu’on avait une mêlée dominatrice… Donc il fallait mettre un coup de boost.

Nous avons l’impression que le banc a fait la différence. Êtes-vous d’accord ?

Oui, après on marque un essai sur un exploit individuel. Ce que fait Kolinio Ramoka c’est fort. Il se le pèle tout seul, il nous sort d’un traquenard. Il y a eu un gros travail de sape de nos avants également. Mais oui le banc a amené un vrai plus. C’est dommage de ne pas avoir su faire cela pendant quatre-vingt minutes. Ce n’est pas une victoire maîtrisée mais franchement, ce soir, je m’en contente largement.

Vous parlez de Ramoka, Mathieu Lamoulie a fait une belle entrée également, lui qui était blessé pendant de longs mois.

À un moment donné, il y avait beaucoup d’échanges de coups de pied. Avec plusieurs rebonds. Il y avait des problèmes sur la couverture du terrain. Mais ça peut arriver, je ne blâme personne. Je savais qu’en faisant rentrer Mathieu il allait me régler le problème et sécuriser tout cela. Son jeu au pied, son timing sous les ballons hauts, sa faculté à trier les ballons à jouer ou pas… On le voyait à l’entraînement, on n’avait aucune inquiétude. Car finalement c’est tout ce qui lui manquait : jouer.

Quel est le niveau de votre équipe, capable de battre de grosses écuries mais de perdre des matchs plus simples ?

Il y a un vrai gros potentiel, mais il faut prendre en compte le fait qu’il faut avoir de la confiance au rugby. C’est un sport collectif. Potentiellement, nous sommes capables de faire des super choses. La semaine dernière, contre Oyonnax, on rivalise mais derrière on peut faire une première mi-temps comme celle de ce soir (vendredi) où rien ne va. C’est fragile, mais le potentiel est là. Il faut savoir gagner un match comme celui-ci. C’est encourageant en tout cas.

Des joueurs comme Thomas Vincent ont beaucoup joué. Comment allez-vous gérer les prochaines échéances ?

On n’a pas le temps de se reposer. La Pro D2 est un championnat exigeant. Il y aura la trêve dans 15 jours. Après oui, on va gérer l’effectif. Thomas a beaucoup joué c’est vrai. Une rotation est prévue la semaine prochaine. On a des joueurs de qualité qui jouent moins et qui sont revanchards. C’est le deal que l’on a avec les joueurs. On ne va pas à Nevers pour faire du tourisme. On va avoir besoin de tout le monde cette saison et notamment jusqu’à la trêve de Noël. Quoi qu’il en soit, l’équipe qui sera sur le terrain vendredi prochain aura pour mission de faire un gros match à l’extérieur. On a des points perdus que l’on doit rattraper. Mais ça va être très dur là-bas.

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Propos recueillis par Mathieu Vich
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