Dos au mur, le Racing doit réagir !

  • Virimi Vakatawa et les Racingmen doivent mettre fin à série de trois défaites... Photo Aurélien Delandhuy
    Virimi Vakatawa et les Racingmen doivent mettre fin à série de trois défaites... Photo Aurélien Delandhuy
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Bousculé en championnat, le Racing a l’obligation de réagir ce week-end à Northampton, pour l’ouverture de la Coupe d’Europe.

Comme il semble loin, le temps où les Franciliens se déplaçaient dans les Midlands sans craindre la moindre ecchymose. Et comme il fut facile, en 2015, pour ce Racing et son pack de près d’une tonne de vaincre au Franklin’s Garden (32-8) face à une équipe alors en pleine reconstruction. Depuis ? Les contextes respectifs de ces deux équipes ont évidemment beaucoup changé et, à l’heure où le club des Hauts-de-Seine retrouve les Saints, le tourment guette la bande à Laurent Travers : en championnat, les coéquipiers de Gaël Fickou restent sur trois défaites consécutives, viennent d’être boutés hors du wagon des qualifiables et ne mettent plus un pied après l’autre, sur leur territoire.

À l’opposé, les gonzes du Kiwi Chris Boyd, troisièmes d’un Premiership bien plus disputé qu’il ne le fut, semblent de leur côté retrouver l’aura qui fut la leur au début des années 2000, une lointaine époque où le club remporta la "grande" Coupe d’Europe : ces dernières semaines, les Saints ont passé près de quarante points à Bristol avant de réitérer face à Bath, le week-end passé. Autour de Courtney Lawes, aujourd’hui dans la forme de sa vie, d’autres leaders de jeu se sont aujourd’hui imposés, qu’ils se nomment Dan Biggar ou Courtnall Skosan, un ailier springbok en tout point déroutant. "En dix-huit mois, nous confie Stephen Jones, chroniqueur au Times, Boyd a changé le visage de cette équipe trop longtemps bâtie autour de Dylan Hartley et Tom Wood. Aujourd’hui, le numéro 8 Teimana Harrison, l’arrière George Furbank ou le pilier Paul Hull, tous sélectionnés trop tôt par Eddie Jones en équipe nationale, sont en pleine maturité. À leurs côtés, les centres Fraser Dingwall et Rory Hutchinson ont explosé cette saison. Il y a un vrai buzz autour de Northampton."

Une poule a priori facile…

Alors que l’on aurait pu penser, au jour où les poules de la Champions Cup furent rendues publiques, que le Racing avait été plutôt verni au tirage (l’autre adversaire des Franciliens est la modeste province galloise des Ospreys), les Northampton Saints ont à ce point progressé depuis le début de saison que les cartes sont désormais largement rebattues dans cette compétition. À tel point que le Racing, vice-champion d’Europe à trois reprises ces cinq dernières années (2016, 2018, 2020), est loin d’être favori au moment où il démarre la Champions Cup amputé de l’un de ses meilleurs avants (Boris Palu), de la nouvelle bombe du rugby français (Nolann Le Garrec) ou de sa recrue phare (Baptiste Pesenti).

Dès lors, le paquet d’avants francilien, si fragile depuis le début de saison, prendra-t-il le dessus sur un pack très jeune et manquant supposément de vice ? Dans les Hauts-de-Seine, où Jacky Lorenzetti et Laurent Travers pressentaient déjà l’été dernier "une saison de transition", un sursaut est attendu. Et maintenant que l’effectif pour la saison prochaine a été sécurisé (parmi les joueurs sur le départ, Teddy Baubigny est le seul "partant" que le club souhaitait conserver), il est temps de tourner la page d’une première partie de saison douloureuse : salement amoché en championnat, le Racing aurait en effet du mal à se relever d’une élimination prématurée en Coupe d’Europe. Et en ce sens, une défaite à Northampton ne pardonnerait probablement pas…

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Marc DUZAN
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