Féminines - À pas de LOU

  • L’internationale du Lou, Annaëlle Deshaye, ici face à Blagnac, vient d’être élue meilleure pilier gauche du monde. Photo MaxPPP
    L’internationale du Lou, Annaëlle Deshaye, ici face à Blagnac, vient d’être élue meilleure pilier gauche du monde. Photo MaxPPP MAXPPP - Maxime JEGAT
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Ambitieux et doté d’un potentiel de taille, le LOU mène son aventure féminine en Élite 1 lentement mais sûrement, avec un cap : faire partie des meilleures d’ici trois ans.

Duel de félins ce week-end, entre la meute du Lou et les Lionnes du Stade bordelais. Deux formations promues respectivement en 2018 et 2019, des "petits gros" qui ne débarquent pas en Élite 1 pour jouer le maintien. Si le club girondin a décidé de progresser de manière fracassante, son homologue rhodanien a pris le parti de poser des bases solides. « Bordeaux est allé chercher des internationales - canadiennes, écossaises, françaises déjà expérimentées, explique Jean-Mathieu Alcalde, entraîneur du Lou. Nous sommes plus patients, nous voulons faire grandir nos jeunes, accompagner leurs doubles projets. L’objectif est de regarder les meilleures dans les yeux d’ici trois ans. »

« Ici, les filles sont considérées »

Le club n’a donc pas jeté son dévolu sur un vivier de joueuses de talents à proximité que sont les internationales italiennes, déterminantes dans le dernier titre de l’ASM-Romagnat. « La tentation existe mais le but, c’est de combler nos lacunes, pas d’empiler des individualités. Nous avons déjà des filles en manque de temps de jeu, il faut que tout ça soit cohérent », poursuit-il.

Jean-Mathieu Alcalde, débauché de Bayonne pour rejoindre la capitale des Gaules cet été, découvre des moyens bien supérieurs. Il reprend : « Ici, les présidents de l’association considèrent vraiment les filles. Nous avons accès aux installations des espoirs et des pros. David Attoub vient faire des interventions sur la mêlée, Cédric Béal sur la touche ou encore Jonathan Wisniewski nous a fait des spécifiques sur le jeu au pied. Plus les GPS, l’analyste vidéo et performance… Je peux également intervenir sur les espoirs, il y a énormément de passerelles qui rendent le projet très intéressant. »

Il peut surtout compter sur les médaillées olympiques Séraphine Okemba et Chloé Jacquet, parmi les meilleures joueuses de la planète à VII ou encore sur Anaëlle Deshayes, fraîchement élue meilleure pilier gauche du monde. Avec un passage de quatre à huit équipes en phases finales cette saison, on pouvait espérer voir la meute se battre pour les accessits mais dans cette poule 2, qui semble bien plus consistante que l’autre, et cueillies à froid dans le Nord par Lille-Villenueve-d’Ascq dès la 1re journée, les Lyonnaises se battent désormais pour leur survie. Si la mission s’annonce compliquée en baisser de rideau d’UBB -Leicester samedi, le défi sera surtout de bien finir l’année face à Chilly-Mazarin le week-end prochain.

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Baptiste BARBAT
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