Pro D2 - Paul Bonnefond (Montauban) : « Enfin tenir sur quatre-vingts minutes »

  • Les Sapiacains devront tenir sur la durée à Jean-Dauger.
    Les Sapiacains devront tenir sur la durée à Jean-Dauger. Photo Stéphanie Biscaye
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Le trois-quarts centre de Montauban Paul Bonnefond se confie avant le déplacement périlleux qui attend les Sapiacains à Bayonne.

Les quatre derniers déplacements de Montauban se sont soldés par quatre lourdes défaites, à quoi doit-on s’attendre cette fois ?

Pour moi, c’est compliqué de dire qu’on va aller gagner à Bayonne étant donné nos derniers résultats à l’extérieur. On a gagné deux fois et c’était chez les promus. Donc déjà si on peut faire un match complet, où on ne prend pas quarante points, qu’on est solidaire et qu’on respecte le plan de jeu, ce serait bien. Si on remplit tout ça, on ne sera pas loin d’eux. On n’est pas capables à l’heure actuelle de faire quatre-vingts minutes de haut niveau.

Il y a un blocage vis-à-vis des matchs à l’extérieur ?

Ce n’est pas un blocage ou une appréhension. Je vois sur les différents matchs qu’on a perdu à l’extérieur qu’il y a des moments où on n’est pas là. Sur une action, une petite erreur individuelle, on prend des points trop facilement. C’est peut-être un petit problème d’état d’esprit par moments, de détail, de confiance.

Malgré ça, vous avez aussi été capable de gros matchs, comme contre Mont-de-Marsan…

Je pense qu’on est quand même une équipe qui doit être embêtante à jouer. On est dans des standards élevés de Pro D2 en conquête notamment. Personne ne nous prend à la légère mais on ne peut pas être que ça. Notre voie d’amélioration, c’est de tenir un match sur quatre-vingts minutes. C’est peut-être une utopie…

Pourquoi ?

Parce que peu d’équipes le font à haut niveau, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2. Un autre gros point de travail, c’est la gestion stratégique du match : sortir du camp correctement, le jeu d’occupation. C’est ce qu’on a complètement perdu contre Grenoble et ce pour quoi on ne gagne pas, alors que ça avait été excellent contre Carcassonne et Mont-de-Marsan.

Le fait de perdre des points pour la première fois de la saison à Sapiac a permis une prise de conscience sur le besoin de points à l’extérieur ?

Peut-être. C’est vrai qu’on avait fait le travail sur le premier bloc en gagnant deux fois à l’extérieur. On sait que si on veut viser le top 6, il faut être quasiment invaincu à la maison et gagner des matchs à l’extérieur. Le match nul contre Grenoble a été vécu comme une défaite donc est-ce que ça a été un électrochoc ? On va voir ce week-end.

Comme souvent, il faut revenir aux bases du rugby ?

Bien sûr, le Pro D2, surtout lors des phases hivernales, c’est un championnat d’avants. Nous derrière, notre travail, c’est de monter fort, plaquer, être très précis. On dit souvent que les avants décident de si on gagne le match et les trois-quarts décident du score. Et c’est vrai, si devant on se fait casser la bouche, on ne pourra pas gagner le match, surtout contre Bayonne.

Vous êtes un joueur expérimenté dans le groupe. Qu’apportez-vous en dehors du terrain ?

J’essaie d’apporter une éthique de travail. Souvent les jeunes, quand ils font un mauvais match, qu’ils sont hors groupe ou blessés, je leur dis « si tu ne travailles pas tu te punis tout seul ». J’essaie aussi d’amener un esprit de constance qu’il nous manque.

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Yanis GUILLOU
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