Rugby à XIII - Portrait : Mister James !

  • James Maloney dans ses œuvres. Pour sa première feuille de match avec Lézignan, il a inscrit le drop-goal victorieux à Limoux. Photo Didier Donat.
    James Maloney dans ses œuvres. Pour sa première feuille de match avec Lézignan, il a inscrit le drop-goal victorieux à Limoux. Photo Didier Donat. - donnat
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Pour sa première titularisation avec le FCL, L’ancien leader des Dragons catalans s’est illustré en inscrivant le drop-goal victorieux et a djà conquis le cœur des supporters verts.

Dimanche dernier, le stade de l’Aiguille, à Lézignan, était copieusement garni. Il est vrai que l’affiche était de qualité entre deux formations phares de l’élite 1 et candidates toutes deux au titre de champion de France. De plus, pour ce derby audois, l’encadrement lézignanais avait coché sur la feuille de match sa recrue phare de l’intersaison, James Maloney, l’ex-ouvreur des Dragons catalans. Et disons-le tout de suite, le public a été particulièrement gâté par le spectacle proposé et la fin de match à la limite du respirable dont l’issue s’est décidée dans la terrible épreuve du point en or.

Pendant quatre-vingts minutes, les deux formations se sont neutralisées. Avant le coup de sifflet final du temps réglementaire, Limoux pensait tenir la victoire. En effet, le XIII limouxin menait 18 à 16 après une réalisation de l’ancien Toulousain, "Stan" Robin. Mais sur la remise en jeu, les Lézignanais ont trouvé les ressources pour polluer la réception limouxine et mettre son adversaire à la faute. Face aux poteaux, l’occasion était trop belle pour James Maloney, l’ex-meneur des Dragons catalans, de remettre les deux équipes dos à dos (18-18).

L’Australien des Corbières a égalisé au son de la corne et, comme l’exige le règlement, lorsqu’une rencontre d’élite 1 se solde par un match nul, on a recours à une prolongation disputée au point en or pour désigner le vainqueur. Dans cette épreuve particulière, les Vert et Blanc se sont avérés plus pragmatiques et ont mis leur nouvelle recrue en position idéale. Comme dans un fauteuil, James Maloney a claqué le drop de la victoire (19-18). Un succès qui a conforté un peu plus les Lézignanais à la tête du classement.

Le drop est une phase de jeu dont l’ancien Dragon est coutumier. Rappelons que lors de la saison 2021 de Super League, lors de la journée inaugurale, le 27 mars, dans cette même épreuve du point en pr face au Hull KR, il avait offert la victoire aux Catalans (29-28). Sans oublier le 5 septembre dernier, lorsqu’il a récidivé face à St Helens (31-30) lors du "Magic week-end" dans une rencontre mémorable.

"Sa venue à Lézignan n’est pas une retraite"

Pour sa première titularisation, James Maoley a donc conquis le cœur des Lézignanais. Et pourtant, il avait à peine repris l’entraînement depuis une semaine. "Après la fin de saison avec les Dragons, il a coupé avec la compétition et est parti en vacances, tient à préciser le directeur sportif lézignanais, Aurélien Cologni. Il a eu un temps d’adaptation très court. Pour lui, tout est nouveau. Il change de championnat, de coéquipiers, d’environnement. Pour son premier match, il s’est imposé comme un leader naturel. Pendant la prolongation, nous avons bénéficié d’une pénalité à hauteur des 40 mètres. Il ne l’a pas tapée. Il a fait entièrement confiance à ses coéquipiers. Il savait qu’en sollicitant qu’une série de tenus, il allait être mis en position idéale pour taper le drop. Son expérience acquise en sélection australienne, en NRL ou encore en Super League, le FCL en bénéficie. Sa présence au sein du championnat de France est une valeur ajoutée pour Lézignan et pour toutes les autres équipes. à 35 ans, il a encore de l’énergie, de la motivation et de l’envie. Sa venue à Lézignan n’est pas celle d’un retraité."

Il a beau posséder sur sa carte de visite un double State of Origin, un championnat du monde des clubs, deux titres en NRL et une Coupe du monde (2017), James Maloney ne semble pas encore rassasié. Il est venu dans les Corbières pour décrocher des titres, songeant à la Coupe de France et au bouclier Max-Rousié. Un projet ambitieux mais pas vraiment irréalisable.

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Didier Navarre
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