Pro D2 - Les vieilles recettes de Béziers pour vaincre Rouen

  • Pour vaincre Rouen, les Biterrois ont vite recentré les débats sur les fondamentaux, malgré quelques envies de largeurs.
    Pour vaincre Rouen, les Biterrois ont vite recentré les débats sur les fondamentaux, malgré quelques envies de largeurs. Icon Sport - Icon Sport
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Pour vaincre les Normands, les Héraultais ont vite recentré les débats malgré des envies de largeurs.

Le désir d’apporter de la variété à son jeu, de renouer avec un liant parfois capricieux à cerner, étaient des sujets qui revenaient souvent dans les discussions à Béziers. Les Héraultais ont tenu promesse, auteurs de nombreuses passes vers les extérieurs, tentant à de multiples reprises de déborder une défense rouennaise qui s’étirait.

L’ambition fut réelle, même si l’application demandera encore du travail comme l’indique Pierre Caillet, le coach de l’ASBH : « On éprouve de la satisfaction car on retrouve la victoire. J’ai senti plus d’initiatives même si nous avons connu beaucoup de déchets. On demeure inconstants dans notre conduite de jeu, alors qu’on parvient à générer des situations pour être plus tranquilles dans la gestion d’une fin de rencontre. » 

Car si les Biterrois ont vaincu Rouen, ils laissent à nouveau filer un point de bonus offensif à leur portée comme contre Narbonne précédemment. Un constat qui agace Pierre Caillet : « Ce n’est pas acceptable à mes yeux, on manque de maîtrise dans ces moments alors qu’on devrait être en mesure de le sécuriser. » Entre quelques errances défensives où les locaux ont peiné parfois sur les duels et un jeu au sol moins performant, Béziers a vacillé quelque peu sur la fin et laisse filer des points précieux.

Fondamentaux classiques

Mais les Héraultais possèdent quelques caractéristiques immuables, notamment le jeu d’avants et cette faculté d’avancer sur ballon porté. Marco Pinto-Ferrer, auteur d’un doublé, raconte de l’intérieur : « On savait qu’on pouvait mettre à mal nos adversaires si on mettait les ingrédients dans ce secteur de jeu. On se contente de la victoire qui fait du bien et on va se remettre rapidement au travail pour corriger nos erreurs. Mes essais sont le fruit du collectif et c’est un vrai plaisir d’aller en terre promise avec mes coéquipiers. » Si Béziers s’installe en milieu de classement avant un lointain voyage prévu à Vannes, Rouen perd un peu de terrain.

Battus pour la troisième fois consécutive, les Normands ont trouvé des motifs de satisfaction en allant chercher le bonus défensif dans les derniers instants au courage, une impression partagée par le talonneur Jean-Étienne Lesueur : « On a retrouvé de la vigueur sur la fin. On repart de Béziers avec moins d’amertume que sur d’autres déplacements. C’est le genre de rencontre qui met en lumière nos progrès. L’année dernière, nous aurions pu lâcher prise et repartir avec 40 points dans la musette. C’est un signe qu’on évolue vers la bonne direction. » 

Avant de recevoir Bayonne comme il se doit, pour le dernier rendez-vous déjà décisif à Robert-Diochon.

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Rémy RUGIERO
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