Champions Cup - Kélian Galletier : « J'ai eu de l'appréhension avant la rencontre »

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De retour à la compétition face à un cador européen après un an d'absence et lesté des galons de capitaine, le troisième ligne héraultais Kélian Galletier a vécu un drôle de match samedi soir, à Exeter. Il nous le raconte ici...

Qu'est ce que ça fait de jouer 72 minutes contre l'une des meilleures équipes d'Europe après un an sans jouer ?

C'était... difficile mais... oui, 72 minutes (il marque une pause...) après je n'ai qu'une semaine d'entraînement dans les jambes donc on va dire que cela a été rude.

Avez-vous eu de l'appréhension avant la rencontre ?

Oui j'en ai eu, forcément. Mais comme j'ai eu pas mal de blessures, j'ai de l'appréhension sur beaucoup de choses... Mais bon, ça tient !

Cela vous a fait du bien de rejouer enfin ?

Cette question... cela fait longtemps que j'y pense. Je relativise beaucoup aujourd'hui, car il m'est arrivé beaucoup de choses ces dernières années. Je suis très heureux d'avoir pu rejouer au rugby. Maintenant, je sais que ce n'est pas l'essentiel. J'ai bien profité ce soir, j'ai pris tout ce qu'il y avait à prendre, d'autant qu'on m'a fait l'honneur d'être capitaine, et d'entrer en premier sur le terrain. C'était vraiment cool en tout cas de ressentir ces sensations. Je prends tout ce qu'il y a à prendre. Et même si je n'ai pas beaucoup vu le ballon ! (rires)

Quelle est l'histoire derrière ce capitanat alors que vous ne faisiez que votre retour à la compétition ?

Je suis, on va dire, un garçon d'expérience maintenant ! (rires) J'ai joué pas mal de matchs de Coupe d'Europe, je sais ce que c'est. On m'a désigné pour essayer d'emmener l'équipe, et c'était cool. Comme je vous l'ai dit, je prends tout ce qu'il y a à prendre. Je suis très heureux d'avoir emmené les mecs ce soir et je serai content d'être sur le terrain pour les prochains matchs, capitanat ou pas. Bref, c'était vraiment bien...

Exeter a accéléré en deuxième mi-temps ou c'est Montpellier qui craque ?

C'est clairement nous qui craquons physiquement. Eux, ils sont parvenus à tenir l'intensité et le rythme, mais pas nous. C'est comme cela qu'ils ont repris le dessus. C'est clairement ce qui ressort de ce match. Mais c'est comme ça, c'est la Coupe d'Europe ! Et la semaine prochaine, il y a les même qui reviennent à Montpellier ! (rires)

Comment avez-vous fait pour les contenir dans le premier acte ?

Le plan de jeu était dans la continuité de celui mis en place depuis le début de la saison : s'appuyer sur un bon état d'esprit, défendre fort et haut... on a tenu ce bras de fer en première mi-temps. On arrive à entrer dans leur camp, à les mettre en difficulté. Mais il nous a manqué de l'énergie en deuxième mi-temps.

Pourtant les fins de matchs sont une de vos forces en Top 14 même si, bien sûr de nombreux joueurs faisaient leur retour ce soir...

C'est vrai, mais ce n'est pas du tout la même compétition. Je dirais même que cela n'a rien à voir. Le jeu de la Coupe d'Europe n'est pas forcément plus aéré, mais les séquences sont beaucoup plus longues et cela fait toute la différence : passer d'une action à une minute de temps de jeu effectif à des actions à deux minutes change absolument tout. En Coupe d'Europe, c'est toujours ça, et cela surprend d'ailleurs souvent les mecs sur les premières rencontres. L'arbitrage favorise le jeu, ça va plus vite, les séquences sont plus longues, le ballon reste en jeu... Bref, on est pas loin du niveau international.

Comme le dernier essai d'Exeter marqué après 15 temps de jeu à la 80ème...

C'est clairement ça. Cela résume parfaitement la Coupe d'Europe. Mais on ne compte pas lâcher cette compétition. Ni la Challenge Cup d'ailleurs, car on garde un très bon souvenir de cette compétition l'an dernier. On va donc recevoir le Leinster comme il se doit.

Comment vivez-vous le fait de recevoir ces vagues incessantes, depuis le terrain ?

Ce qui est dur, c'est quand tu ne vois pas le ballon. Ca, c'est dur. On savait qu'ils avaient cette capacité à tenir le ballon, à user les défenses et à accélérer en deuxième mi-temps. On a fait face, mais on a fini par craquer.

La formule de cette Champions Cup facilite la qualification. Cette défaite est-elle un coup d'arrêt ou pas ?

Au contraire ! Comme vous venez de le dire, il y a beaucoup de possibilités de se qualifier ou, au pire d'être reversé en Challenge Cup. Il ne faut pas lâcher. Il faut gagner un ou deux matchs pour espérer se qualifier. Et puis encore une fois, on peut aussi être reversés en Challenge donc on ne va pas lâcher.

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