Champions Cup - Racing 92 : Wenceslas Lauret a joué le match de sa vie

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Auteur de trois essais, quinze plaquages et de 138 mètres parcourus balle en mains, le flanker du Racing 92 Wenceslas Lauret a marché sur l’eau en Angleterre.

On peut envisager la large victoire des Racingmen sous plusieurs aspects. On pourrait d’abord dire que le pack des Saints, probablement moins dense que ses homologues du Top 14, a permis aux gros du « 92 » de dominer outrageusement dans les zones de combat et offrir à la meilleure ligne de trois-quarts d’Europe quelques excellents ballons.

On pourrait aussi considérer que le Racing, en souffrance en championnat, attendait le début de la Champions Cup, la compétition dont il rêve depuis des lunes, avec davantage d’appétit que les derniers déplacements qu’il eut à réaliser à Brive ou à Castres.

Lauret : « On a retrouvé le Racing »

On peut enfin penser qu’au Franklin’s Garden de Northampton, le réveil des cadres a simplement permis à l’équipe dirigée par Laurent Travers de renverser la table. Quel match de Finn Russell, de retour à un niveau auquel on ne l’avait plus vu depuis la tournée des Lions britanniques en Afrique du Sud ! Quelle prestation de Kurtley Beale au fond du terrain ! Quel beau travail de Maxime Machenaud dans les enchaînements ! Quel sens du timing de Juan Imhoff ! Et surtout, quel festival de Wenceslas Lauret !

Auteur de trois essais, de quinze plaquages (il est, derrière Ibrahim Diallo, le deuxième meilleur défenseur du Racing) et de 138 mètres parcourus balle en mains, l’ancien flanker des Bleus, intouchable au sein du pack français jusqu’en 2019, a probablement joué dans les Midlands le match de sa vie.

Lauret (32 ans), qui a perdu une finale européenne avec Biarritz avant d’en perdre trois avec le Racing 92 (2016, 2018, 2020), confiait après la rencontre : « J’avais déjà marqué un triplé quand je jouais au BOPB. Ce dont je me souviens à ce sujet ? Juste que j’étais plus jeune… […] Le plus important, c’est qu’il fallait une réaction du Racing et qu’elle a eu lieu. Le message de soutien du président (lire ci-contre) nous a aussi beaucoup motivés. »

également très bon dans le combat au sol et conquérant dans l’alignement, Wenceslas Lauret, qui a tant manqué aux Franciliens en début de saison, poursuivait en conférence de presse : « On avait dit que la Coupe d’Europe nous tenait à cœur. Nous avions aussi le plus grand désir de retrouver notre niveau de jeu. Mission remplie. Northampton était en confiance et venait de mettre quarante points à Bath : il fallait les agresser, être présents sur les rucks et en conquête. Tous les joueurs ont été très impliqués dans les prises d’initiative ; nous avons tous collé aux actions. Franchement ? On a retrouvé le Racing. » Alléluia ! 

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