Challenge Cup - Le Lou débute bien face à Gloucester

  • Pour ce premier rendez-vous européen de la saison, c’est l’ouvreur néo-zélandais Lima Sopoaga qui a mené le jeu lyonnais. Photo Icon Sport
    Pour ce premier rendez-vous européen de la saison, c’est l’ouvreur néo-zélandais Lima Sopoaga qui a mené le jeu lyonnais. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Globalement dominateur, le Lou a eu du mal à concrétiser face à une équipe anglaise bien en place. Il a su construire patiemment son succès pour rentrer du bon pied dans la compétition.

Après la victoire contre Brive la semaine dernière, le manager lyonnais Pierre Mignoni se réjouissait de la consistance du jeu de son équipe, et appelait de ses vœux à rééditer ce genre de performance. À domicile, contre une équipe anglaise remaniée et sans pression, dans la relative indifférence d’une compétition qui ne déchaîne pas les passions, la réception de Gloucester avait tout du match piège.

Si le Lou ne s’est pas montré flamboyant, il a montré une forme de consistance, sans paniquer dans les temps faibles ou pour ne pas avoir su concrétiser ses temps forts. Il s’est parfois trompé, notamment en première mi-temps. « On s’est un peu perdu, reconnaissait le demi de mêlée Jean-Marc Doussain. Je joue rapidement deux pénalités à la main… Nous aurions pu alterner plus, c’est sûr. On ne se trompe seulement quand on ne fait rien. »

Surtout, le Lou a su redresser la barre en deuxième période, en cherchant notamment à plus jouer dans l’axe, pour fixer un adversaire bien en place en défense et dur à manœuvrer.

Le tournant du match

Peu avant l’heure de jeu, l’arbitre italien M. Gnecchi refusait un essai à Kilian Géraci, qui venait d’aplatir entre les perches, pour une obstruction de son camarade de la deuxième ligne, Romain Taofifenua. L’homme au sifflet revint à une pénalité bien placée face aux perches pour les Lyonnais, convertie par Jean-Marc Doussain (16-6, 59e). Perturbés par les renvois anglais depuis le début de la partie, les Lyonnais se faisaient piéger en suivant. Et le nouvel entrant, Cameron Jordan réduisait justement la marque (16-13, 61e).

À deux doigts de mener 20-6, le Lou se retrouvait avec le même avantage de trois points qu’avant la pause… « C’est dommage de ne pas arriver à marquer ce deuxième essai, cela nous aurait libérés », soufflait Pierre Mignoni. Au contraire, les Lyonnais sont restés sous la menace jusqu’à la fin de la rencontre, et un dernier ballon coffré dans ses 22 mètres par le flanker géorgien, Beka Saginadze.

Une mêlée en souffrance, puis décisive

C’est le gros point noir du match. Le Lou a été pénalisé à cinq reprises dans ce secteur, et, sans forcément être sanctionné, il a été bousculé et a reculé à plusieurs reprises en première mi-temps. Contrairement au match au Stade français, où la mêlée chahutée avait précipité la chute du Lou, il a su cette fois garder son sang-froid, et se rattraper dans d’autres secteurs, à commencer dans le jeu au sol. « Dans le jeu courant, nous avons été très disciplinés, se réjouit Pierre Mignoni. J’ai apprécié ! »

Surtout, le Lou a su réagir et décrocher deux pénalités précieuses en mêlée. Après un en-avant cadeau du capitaine, Billy Twelvetrees, sous ses perches, le pack offrait une pénalité à Jonathan Pélissié (71e). Quatre minutes, plus tard il était récompensé d’une nouvelle pénalité en mêlée, défensive, à cinq mètres de la ligne du Lou, pour permettre à l’équipe de se dégager.

L’homme du match : Davit Niniashvili

Depuis le début de saison, Pierre Mignoni ne tarit pas d’éloges sur le jeune trois-quarts géorgien, Davit Niniashvili (19 ans). Titulaire à l’arrière lors des deux test-matchs de la Géorgie contre la France et les Fidji, le jeune ailier a fait sa meilleure prestation sous le maillot lyonnais.

Auteur de six passes après contacts, il a également réalisé trois plaquages, dont un spectaculaire (54e), le meilleur total pour un trois-quart lyonnais vendredi soir. Il a également montré ses qualités dans le jeu au pied, avec un dégagement sous pression (27e).

Son jeu parfois à risques a également le mérite de régaler le public, à l’image de cette chistera pour sauver une touche en première période. Avec son compatriote, le troisième ligne Beka Saginadze, encore auteur d’un excellent match, six jours seulement après une prestation haut de gamme contre Brive, il forme un duo géorgien de choc.

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Sébastien FIATTE
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