L'enseignement du week-end : Racing 92, l'Europe comme un tremplin

  • Les sourires sont de retour dans les rangs franciliens. Juan Imhoff, Ibrhaim Diallo (à droite) et Yoan Tanga-Mangene (à gauche) peuvent se féliciter après leur performance à Northampton.
    Les sourires sont de retour dans les rangs franciliens. Juan Imhoff, Ibrhaim Diallo (à droite) et Yoan Tanga-Mangene (à gauche) peuvent se féliciter après leur performance à Northampton. PA Images / Icon Sport
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Lors du premier round de la coupe d’Europe, le Racing a enfin montré son véritable visage, cette saison.

Il va de soi que la Champions Cup sied au Racing 92. Il est évident que la compétition européenne, plus rapide que ne le sera jamais un Top 14 culturellement érigé sur du combat d’avants, va comme un gant à l’équipe de Laurent Travers, jamais plus dangereuse que lorsque le jeu se déstructure et devient fou. à ce titre, la dernière sortie au Franklins Garden de Northampton fut sublime, endiablée au possible et finalement émaillée de sept essais. Dans ce rugby-là, le club des Hauts-de-Seine a naturellement retrouvé son meneur de jeu, Finn Russell, porté disparu depuis la reprise du championnat : jusqu’ici, l’ouvreur écossais marchait donc à côté de ses pompes en championnat, occupait mal au pied, accélérait peu et souffrait même de la comparaison, dans le 92, avec son jeune concurrent Antoine Gibert, lequel lui doit pourtant quelques années et une soixantaine de sélections. En a-t-il finalement eu marre, l’ami Russell, que l’on en vienne jusqu’à douter de son talent ? Allez savoir. Toujours est-il qu’à Northampton, face à l’équipe de Biggar et Ludlam, l’ouvreur écossais a signé l’un de ses meilleurs matchs depuis qu’il a débarqué en banlieue parisienne, il y a un peu plus de trois saisons. Dernièrement, Laurent Travers expliquait à ce sujet : "Vendredi soir, il y a surtout eu un paquet d’avants qui a réussi à gagner ses duels et donner les ballons dans le bon timing. Derrière ça, Finn a été le chef d’orchestre que l’on attendait."

Travers : "Nous ne cédons pas facilement à la panique"

Peu conquérants en championnat, les coéquipiers de Gaël Fickou ont profité du début de la Champions Cup pour relancer (ou lancer tout court ?) une saison jusqu’ici poussive. Travers poursuit : "Northampton fait partie des cadors du Premiership et tourne à quatre essais marqués par match depuis le début de saison. En ce sens, la performance fut belle. Mais nous n’avons encore rien gagné de spécial. Nous sommes tout sauf qualifiés."

Pour autant, la soirée champagne du 10 décembre a permis d’éloigner les nuages noirs qui s’étaient ces dernières semaines amoncelés au-dessus du Plessis-Robinson, le centre d’entraînement du Racing 92. Laurent Travers conclut : "Je ne crois pas qu’il y avait "le feu" au Racing, comme vous dites. Vous connaissez assez bien la maison pour savoir que nous ne cédons pas facilement à la panique. Tout le monde est capable de rester lucide, d’analyser les points forts et les qualités de l’équipe. En ce sens, j’espère juste que cette première victoire en Champions Cup servira de déclic."

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