« Eire Ball » pour le Stade français

  • À l’image de l’international Marcos Kremer, l’équipe du Stade français, qui avait gardé plusieurs cadres, aurait peut-être pu prétendre à mieux en Irlande.
    À l’image de l’international Marcos Kremer, l’équipe du Stade français, qui avait gardé plusieurs cadres, aurait peut-être pu prétendre à mieux en Irlande. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
Publié le

Six ans après sa dernière participation, le club parisien a raté son retour en Champions Cup. Les Parisiens se sont lourdement et logiquement inclinés face aux Irlandais du Connacht, besogneux mais efficaces.

Le seul gagnant de ce retour du Stade français en Champions Cup, après six années de disette, c’est peut-être bien le manager Gonzalo Quesada. Et pour cause. Le technicien argentin, cas contact, s’est épargné - contraint et forcé — le déplacement avec son équipe jusqu’à Galway, charmante bourgade située aux portes du Connemara. Pour lui, ni vent, ni pluie, il a probablement assisté à la faillite de ses joueurs confortablement installé dans son canapé face à la télévision. Évidemment, on caricature. On exagère. Parce que le technicien argentin, à la lueur de la performance de ses Stadistes, a peut-être bien renversé la table basse de son salon à force de bouillir. Certes, il avait remanié sa formation, laissant au repos certains cadres. Mais avec des internationaux comme Marcos Kremer, Tolu Latu, Nicolas Sanchez, des titulaires habituels tels Alex Arrate ou encore Lester Etien, sans doute espérait-il un tout autre scénario. Las, les Parisiens ont complètement raté leurs retrouvailles avec la Champions Cup.

Trop de maladresses

Jamais ils n’ont été en mesure de mettre en danger une modeste province irlandaise, plus efficace que talentueuse. En première période, les Parisiens espéraient pouvoir profiter de l’appui du vent pour occuper le camp adverse. Raté. Ils n’ont jamais mis un orteil dans les 22 mètres adverses. Seule la botte de Nicolas Sanchez a permis d’inscrire six points. Un chiffre famélique au regard des trois essais inscrits par le Connacht. Trois essais quasi-identiques. D’abord, une pénaltouche. Ensuite, du jeu au près à zéro ou une passe. Sur le premier, le demi de mêlée Blade a trouvé la faille près d’un ruck (9e). Sur les deux suivants, c’est en écartant, après plusieurs temps de jeu pour resserrer la défense, en direction des ailes de Porch (28e) et Wootton (40e) qu’ils ont aggravé le score. Tant et si bien qu’à la pause, le score était déjà de 19 à 6.

En seconde période, les Stadistes ont réussi à tenir un peu plus le ballon contre le vent. Ils ont souvent bien manœuvré en mêlée fermée et sur les ballons portés, mettant les Irlandais à la faute. Avec trois points de plus inscrits par l’ouvreur international argentin, le Stade français restait dans le match (19-9, 47e). Mais ce n’était qu’illusoire. « C’est vraiment dommage, regrettait à l’issue de la rencontre le troisième ligne Charlie Francoz. On était dans le match jusqu’à la 65e minute et sur la fin on a vraiment lâché. C’est franchement décevant. »
À force de maladresse et de ne pas réussir à s’approcher de la ligne d’essai adverse, les Stadistes ont en effet laissé les Irlandais reprendre le match en main. Dans les dix dernières minutes, la défense a totalement craqué, laissant le Connacht inscrire trois nouveaux essais. Paris, en difficulté en Top 14, comptait sur le changement de compétition pour s’offrir un bol d’air. C’est raté. Et Francoz de conclure : « On va se remettre la tête à l’endroit et passer à autre chose. »

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?