En Pro D2, gloire aux « petits » !

  • Le Pro D2 n’échappe pas à la règle : les clubs qui réussissent le mieux sont ceux qui mettent la stabilité au-dessus de tout.
    Le Pro D2 n’échappe pas à la règle : les clubs qui réussissent le mieux sont ceux qui mettent la stabilité au-dessus de tout. Icon Sport - Icon Sport
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Le Pro D2 n’échappe pas à la règle : les clubs qui réussissent le mieux sont ceux qui mettent la stabilité au-dessus de tout.

C’est assez rare pour être souligné. La première partie de la saison de Pro D2 - gardons nous d’étendre ce propos au-delà, le rugby n’a pas son pareil pour provoquer des chamboulements rapides - est marquée du sceau des clubs fonctionnant sans gros mécènes mais plutôt sur un modèle classique. Ainsi, Mont-de-Marsan, à peine 7 millions d’euros de budget réunis grâce à l’effort collectif de dizaines de "petits" porteurs, caracole en tête de la compétition, suivi par Oyonnax (10, 2 millions d’euros, 3e budget, 2e au classement) et Colomiers (7,8 millions d’euros, 9e budget, 4e).

Si Bayonne, plus gros budget de la division et recrutement pharaonique, pointe bien à la troisième place du classement, les clubs des "mécènes" que sont Nevers, Montauban, Provence Rugby, Rouen et Agen ne sont pas classés sportivement à hauteur de leurs ambitions financières. Si Nevers (11, 6 millions d’euros, 2e budget, 5e au classement) et Montauban (7 millions, 11e budget, 6e au classement), structures des présidents Dumange et Maillard, sont toujours dans les clous d’une qualification, Provence Rugby (10 millions, 4e budget, 11e au classement à cette heure), Rouen (7,2 millions d’euros, 12e) et Agen (9 millions d’euros, 14e) regardent plutôt vers le bas.

Mieux vaut être malin que très fortuné

Comme en Top 14, les gros recrutements et les effets d’annonce ne portent pas forcément leurs fruits en Pro D2. Globalement, les clubs qui réussissent le mieux pour le moment sont ceux qui se sont basés sur une politique de formation pérenne tels que Mont-de-Marsan ou Colomiers, qui voient éclore des jeunes joueurs talentueux qui ont un grand rendement sportif sans atteindre (encore) de trop hauts niveaux d’émoluments. Sur ce modèle "débrouillard", Aurillac et Carcassonne, les deux plus petits budgets de la division avec tous deux autour des 5 millions d’euros, qui tournent en économie réelle avec une importante quantité de petits porteurs plutôt qu’avec un énorme sponsor qui se suffit à lui-même, détiennent aujourd’hui d’honorables 7e et 8e places au classement et sont toujours dans le coup pour obtenir une qualification. « Aujourd’hui, ce n’est pas le plus gros billet qui l’emporte à tous les coups, confie Alain Carré, président de Colomiers. Les clubs en économie réelle disposent d’une solidité, d’un ancrage sans commune mesure sur leurs territoires, même s’il faut parfois quelques années pour lancer la machine et la rendre pleinement fonctionnelle, le temps de créer les liens de sponsoring et de confiance avec les partenaires. »

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