L'affiche du week-end : Massy s’impose à grands coups d’épaules face à Suresnes

  • Jaun Kotze (demi d’ouverture) et ses coéquipiers l’emportent logiquement face à une équipe de Suresnes trop fébrile.
    Jaun Kotze (demi d’ouverture) et ses coéquipiers l’emportent logiquement face à une équipe de Suresnes trop fébrile. Icon Sport - Icon Sport
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Le derby francilien s'est disputé dans un esprit très urbain. Les deux équipes se sont quittés en gagnant chacune ce qu'elles étaient venus chercher.

Les Suresnois se sont présentés à Massy en limitant volontairement leurs moyens d’action. Une dizaine des coéquipiers titularisés lors des trois derniers succès consécutifs se trouvait en tribune. Dans un esprit de défaite programmée, le staff avait actionné son droit à préserver ses cadres du moment, afin de se présenter dans une semaine le plus en forme possible, tous debout et bien droit, dans ce duel au couteau programmé face aux Niçois dans leur impasse du Mont-Valérien.

Dans cette disposition, les hommes du manager Alex Compan se sont organisés au stade Ladoumègue dans une forme de résistance assez convaincante au regard de leur peu de poids dans la partie. Ils l’ont passée dans leur camp essentiellement, sans pouvoir vraiment mettre feu aux deux ou trois mèches allumées dans ses relances par leur arrière Matthew Ford. La rivalité naissante entre ces deux équipes n’a pas du tout eu lieu. Elle était née en Fédérale 1 en 2019 dans un beau feu de joie, quand les Suresnois pour la première fois dans la même division que leurs aînés, s’étaient imposés chez eux lors de leur première confrontation. Paradoxalement, deux ans après ce derby électrique, c’est leur progression dans la hiérarchie, et la possibilité concrète de pouvoir se qualifier, qui leur a imposé de laisser filer les débats en leur défaveur sans vraiment argumenter. C’est un fait assez avantageux que dans cette disposition, ils soient parvenus à encadrer leur défaite dans des proportions très acceptables.

Les Suresnois ont perdu les deux mi-temps sur le même score de 10 à 3. Ils ont fait valoir une capacité à défendre malgré l’impossibilité d’attaquer. Ils ont rendu incertain le bonus offensif de leur leader jusqu’à sept minutes du terme. Et s’il y avait des coiffeurs dans cette équipe, ils étaient tous titulaires du bac pro. « Pour notre groupe, c’est un match positif, a commenté le manager Alex Compan. Nos rotations nous ont montré que nous pouvions compter réellement sur de plus en plus de monde. Nous ne sommes plus vingt-trois, mais bien quarante ».

Massy ferrailleur

Pour le leader, totalement maître des débats, cette victoire sans génie a de nouveau confirmé son esprit ferrailleur. Les montées inversées des trois-quarts suresnois ont beaucoup gêné ses initiatives dans le grand champ. Et comme face à Dax trois semaines plus tôt, et comme face à Chambéry sous la neige la semaine dernière, les avants ont livré une prestation de premier ordre. Leur domination en mêlée fermée aurait du leur fournir encore davantage de pénalités. Si leurs mauls près des lignes ont été contrés à cinq reprises, leur vitesse d’exécution les ont toujours conduit à la lisière du point de rupture. Et alors que leurs trois-quarts se trouvaient empêchés dans leur ligne, c’est en prenant l’axe à deux reprises, par deux percées majuscules de Penitito et Ferrer, qu’ils ont débloqué les solutions. « Nous avons une belle énergie en ce moment, beaucoup d’enthousiasme », a apprécié leur capitaine et seconde ligne Andrew Chauveau. On ajoute à leur production métallique une efficacité défensive grinçante – seulement six essais encaissés depuis le début de saison – et on obtient un leader vraiment très convaincant sur ses bases, quand il n’est pas tout à fait certain de son rugby.

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Guillaume Cyprien
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