Oscars Midol - Nevers - Thomas Ceyte : « La place de Nevers est dans le top 6 »

  • À Nevers, l’Oscar Midi Olympique a été remis au deuxième ligne Thomas Ceyte.
    À Nevers, l’Oscar Midi Olympique a été remis au deuxième ligne Thomas Ceyte. Icon Sport - Icon Sport
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Récompensé par un Oscar Midi Olympique, le deuxième ligne de Nevers Thomas Ceyte s'est confié sur son capitanat et sur l'évolution du club.

Vous avez repris la compétition cet été après six mois d’absence pour blessure, durant lesquels l’USON Nevers Rugby a glissé hors du top 6, qui était son objectif. Comment avez-vous vécu cette période ?

J’avais énormément hâte de rejouer. J’ai très mal vécu d’être sur le bord du terrain, de ne rien pouvoir apporter à l’équipe. J’étais très énervé de cette situation. À la reprise, nous étions tous revanchards, nous avions les crocs. Il fallait envoyer un message fort, notamment sur les quatre premières réceptions contre des équipes qui nous avaient battus chez nous l’an passé. On a plutôt bien pris le challenge en main. On veut montrer que la place de Nevers est dans le top 6. On retrouve notre statut, mais on n’a pas trop le droit à l’erreur.

Depuis la blessure de Janick Tarrit, vous êtes capitaine. Est-ce une fierté ou une charge ?

Les deux. J’avais déjà été capitaine à Dax. Cela demande de l’investissement, il faut veiller à se réinventer dans le discours, toucher les mecs.

Être encore plus exemplaire sur le terrain, aussi ?

Oui, d’ailleurs je m’étais foiré lors du match à Montauban et je l’avais mal vécu.

Vous êtes arrivé à Nevers en 2017, quand le club est arrivé en Pro D2 alors qu’il était en Fédérale 2 huit ans plus tôt. Il était attendu au tournant. C’était une période délicate à vivre ?

Je suivais beaucoup Nevers avant la montée en Pro D2 parce qu’il y avait Mehdi Merabet, avec qui j’avais joué. En 2017, on était vingt-cinq nouveaux joueurs, il a fallu six mois avant que l’on trouve le bon rythme. Et on avait cette image de club de riches, effectivement. La deuxième année, cette image a changé, les autres clubs ont vu que ça cognait devant, on avait un 10 de très haut niveau, Zack Henry, des joueurs très forts comme Conor Trainor ou Josaia Raisuqe. On s’est qualifiés pour les phases finales, et on est entrés dans la cour des grands.

Est-ce plus facile ou difficile de jouer dans un club qui n’a pas connu précédemment le très haut niveau ?

On n’a pas le poids du passé. L’histoire, c’est à nous de la créer. On doit aussi créer une culture, une identité, comme on le fait avec les ballons portés, une grosse mêlée, une touche forte. Les clubs nous voient différemment, ils se creusent la tête pour nous affronter devant.

Vous allez avoir 31 ans en février. L’intensité du rugby professionnel ne vous use pas trop ?

Pas du tout. Avant ma blessure, en janvier, j’étais même dans la meilleure forme de ma carrière. Je suis l’exemple de Joseph Tuineau, que j’ai côtoyé à Dax, et qui joue encore à 40 ans. Je fais attention à l’alimentation, aux étirements, à être le plus pro possible. C’est tellement beau de jouer au rugby, de faire lever les foules. J’adore haranguer le public. Le Pré-Fleuri pourrait être une vraie couscoussière s’il y avait davantage de pression sur l’adversaire. 5 000 personnes, il faut que ça bouillonne, que les gens soient de plus en plus supporters, moins spectateurs, pour que ça devienne plus compliqué pour l’équipe adverse.

Digest

Né le 13 février 1991 à Aubenas
Poste : deuxième ligne.
Mensurations : 1,98 m, 120 kg.

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Sébastien CHABARD
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