Agen doit éviter la cinquième vague

  • Pour se donner de l’air en bas de tableau, Camille Gérondeau et ses coéquipiers sont dans l’obligation de l’emporter.  Photo Stéphanie Biscaye
    Pour se donner de l’air en bas de tableau, Camille Gérondeau et ses coéquipiers sont dans l’obligation de l’emporter. Photo Stéphanie Biscaye
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Battu déjà à quatre reprises sur ses terres cette saison, le SUA ne peut plus se permettre de passer à côté. Mission qui s’annonce délicate, surtout après l’énorme revers contre Nevers.

"On veut passer les fêtes au chaud." Top 14 oblige, voilà cinq ans qu’à Agen, on n’a plus utilisé ce discours. D’ailleurs, le dernier qui l’a tenu, c’est Mauricio Reggiardo. Cette fois-ci, l’Argentin est dans le camp adverse, mais l’obligation de résultat n’en demeure pas moins primordiale. Et pourtant, du côté d’Armandie, ce n’est pas la forme. "Les joueurs sont très fatigués. Ils sont autant usés mentalement que physiquement. Ils n’ont plus eu de vraie coupure depuis le 14 juillet, date de notre reprise", précise Sylvain Mirande. Ce dernier match en 2021 tombe donc à pic, car les joueurs en ont plein les chaussettes. S’ils ont hâte d’être en vacances, leur coach prévient : "Ils se doivent de mettre un dernier coup de collier contre Provence." Et ce, devinez pourquoi ? "Pour passer les fêtes au chaud", évidemment. On notera surtout qu’en cas de victoire, et si les résultats des concurrents directs au maintien se goupillent bien, le SUA pourrait prendre une avance de huit points. Un joli petit cadeau avant la trêve. Surtout au regard des prochaines échéances qui attendent le club aux huit brennus, dès la rentrée. Un réception de Bayonne avant un déplacement à Narbonne qui vaudront leur pesant d’or.

Quel est le niveau d’Agen ?

En Pro D2, qui dit trêve de Noël dit forcément bilan après cette phase aller. Quel que soit le résultat obtenu contre Provence Rugby, le constat est là : le Sporting bataille pour le maintien. Chose que personne n’aurait cru à l’approche de cet exercice 2021/2022.

Avec déjà quatre défaites à domicile et surtout aucune obtenue à l’extérieur, le bilan est médiocre. Pourtant, à mi-championnat, l’on se questionne toujours sur le réel niveau d’Agen. Capables de battre largement Montauban, de renverser la tendance contre Colomiers, le SUA sait également perdre des matchs imperdables (Bourg-en-Bresse, Narbonne, Béziers et tant d’autres), voire même de passer complètement à côté. Cela a été le cas pas plus tard que la semaine dernière, à Nevers (défaite 41-8). Alors oui, on nous parlera de potentiel. Mais les résultats ne suivent pas. Et dimanche, au moment du retour à l’entraînement, les joueurs avaient encore mal à la tête. "On se sent comme quand tu viens d’en prendre quarante", témoigne d’ailleurs le coach des arrières.

Alors pour clôturer cette première partie de saison bien compliquée, les Lot-et-Garonnais se frottent à une équipe vraiment solide. Mirande met en garde ses joueurs : "C’est bateau de dire ça. Mais c’est une belle équipe. Ils ont des joueurs "plus, plus" à tous les postes. On le voit d’ailleurs sur leur terrain synthétique à domicile. Des mecs comme Charles Malet, comme Peter Betham… Nous n’aurons pas une grande marge de manœuvre." De la prudence, donc, mais sur le papier, l’effectif suaviste n’a rien à envier à celui des visiteurs. La vérité du terrain primera encore une fois.

Par ailleurs, du côté des points positifs, on observe aussi qu’en cas de succès, les Agenais reviendraient à trois petites longueurs de leur hôte du soir. De quoi sortir un peu la tête de l’eau et se dire qu’il n’y a peut-être pas que trois équipes qui batailleront pour le maintien.

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Mathieu VICH
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