Champions Cup - Le Stade français a-t-il du caractère ?

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Plus que la lourde défaite subie en ouverture de cette Champions Cup sur la pelouse du Connacht, c’est le manque de réaction qui a marqué dans cette formation parisienne. la question d’un manque de leader se pose vraiment dans les rangs du club de la capitale.

Depuis le début de saison, le Stade français souffle le chaud et le froid. Entre prestations apathiques et réactions d’orgueil, il y a du Docteur Jekyll et Mister Hyde dans cette équipe. C’est vrai d’un match à un autre. C’est aussi vrai au cours d’une même rencontre. Un exemple ? Pas plus tard que lors de la dernière journée de Top 14 face au Stade rochelais. Souvenez-vous. À la demi-heure de jeu, on craignait le pire pour cette formation totalement absente des débats. Trois essais encaissés dont deux en première main et une impression de trop grande facilité pour l’adversaire, presque surpris du peu d’opposition. La suite ? Elle s’est révélée aux antipodes de ces trente premières minutes et le Stade français s’est logiquement imposé (25-20). Allez comprendre ce qui a bien pu se passer dans la tête des Soldats roses.

Évidemment, cette performance, finalement positive dans son ensemble, avait suscité une vague d’espoirs avant de revenir sur le devant de la scène européenne. Six ans que le Stade français n’avait pas mis les pieds en Champions Cup. Six années de disette et de frustration dont on pensait que les Parisiens allaient se nourrir. Peut-être même se goinfrer. Las, encore une fois, les joueurs de Gonzalo Quesada ont montré leur visage le plus sombre. Certes, le manager argentin avait composé une équipe mêlant joueurs expérimentée et jeunes éléments en demande de temps de jeu.

Mais quand même. Le Connacht n’est ni le Leinster, ni les Saracens. Et face à une équipe plus besogneuse que talentueuse, les Parisiens n’ont pas eu grand-chose à opposer. Cette formation a même cruellement manqué de caractère. Une carence récurrente depuis le début de saison. À se demander si la source des difficultés ne vient pas justement de cette absence de leader. À tout dire, le Stade français possède un effectif sans grande profondeur mais de qualité. Seulement voilà, il manque probablement quelques patrons. Des joueurs susceptibles de sonner la révolte quand les situations l’imposent. N’avez-vous rien remarqué à ce sujet ?

Capitanat tournant

Quand d’autres clubs comptent sur un capitanat stable, le Stade français fait tourner. Paul Alo-Emile a souvent été capitaine en début de saison, Paul Gabrillagues a pris le relais. Mathieu De Giovanni peut le devenir en cours de rencontre. Dimanche face au Bears de Bristol, Tala Gray assumera la fonction. Comme si le Stade français se cherchait un leader charismatique. En interne, la problématique est prise en considération. La future arrivée de Morgan Parra n’est sans doute pas anodine…

Après leur désillusion irlandaise pour l’ouverture de la saison européenne, la thématique de la semaine s’est donc portée sur cette prise de conscience. Le mot d’ordre ? Que chacun prenne ses responsabilités, notamment les cadres en faillite du côté de Galway. Selon plusieurs indiscrétions, le staff devrait reconduire peu ou prou la même composition d’équipe. Objectif : "Donner une revanche" à des joueurs qui n’ont pas vraiment assumé leur statut. Et comme le Stade français est capable de tout, bien malin celui qui peut décrire quel sera le visage des Parisiens dimanche pour défier les Bears de Bristol.

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