Nevers ne veut pas se relâcher

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Les trois victoires consécutives n’empêchent pas les Neversois de se méfier du voyage à Carcassonne, où ils avaient touché le fond l’an passé.

En rangeant leur paquetage dans le car avant de mettre le cap sur Carcassonne, les joueurs neversois ont forcément remarqué, au milieu de la soute, un énorme colis jaune et noir tatoué de trois chiffres : 59-5. Le score de leur descente (aux enfers) dans l’Aude, en mars dernier, n’a pas eu besoin d’être agité comme un épouvantail par le staff, cette semaine : "Ce match, j’y étais, on avait passé un sale quart d’heure", se souvient sans peine le jeune flanker Luka Plataret. "Xavier Péméja (manager général, N.D.L.R.) nous en a parlé une fois au début de la semaine, on n’a pas eu besoin d’en reparler davantage."

Les trois succès d’affilée et la remontée à la cinquième place nourrissent la confiance des Unonistes mais ne repaissent pas la vigilance : "Carcassonne est une équipe en forme, qui va vouloir confirmer sa victoire dans le derby de l’Aude. Ça va être ultra-dur. On doit prendre référence sur le match à Rouen où on a été positifs sur tous les critères : le combat, la conquête, l’attaque, la défense. On sait que pour gagner, on doit être encore plus fort que l’équipe qui nous reçoit. Et Carcassonne, c’est très, très, très costaud chez eux."

Le mode d’emploi est sous les yeux, donc, mais l’appliquer sans faillir reste une étape sur laquelle les Neversois butent régulièrement – et inexplicablement. "Il y a trop de matchs où on n’est pas à notre meilleur niveau. On s’en approche depuis trois matchs, mais on ne le fait pas assez souvent", pointe Sébastien Fouassier, l’entraîneur des avants, qui appréhende aussi le double effet émollient fin de bloc-trêve de Noël : "On alerte les joueurs sur ce risque. D’autant plus qu’on sait à quoi s’attendre à Carcassonne, l’archétype de l’équipe de Pro D2, gaillarde et dure. C’est mieux de partir en congés sur quelque chose de positif, c’est mieux pour la vie de groupe."

Message reçu par Luka Plataret, qui ne se voit pas partir en vacances sur une fausse note, encore moins sur un gros couac : "On a tous confiance les uns envers les autres, ça se passe bien dans nos têtes, alors ça nous met en marche avant. Si on respecte ce qu’on a dit pendant la semaine, les matchs, on sait les faire. On se rend compte que quand on est nous, on peut se rapprocher des belles équipes de la poule."

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Sébastien CHABARD
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