Pourquoi le Racing est archi favori

  • Les Racingmen de Juan Imhoff ont toutes les cartes en mains pour se défaire des Ospreys. Reste à le faire sur le terrain… Photo Icon Sport
    Les Racingmen de Juan Imhoff ont toutes les cartes en mains pour se défaire des Ospreys. Reste à le faire sur le terrain… Photo Icon Sport
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Face à des Gallois très amoindris et sèchement battus en ouverture de la compétition, le Racing devrait logiquement dérouler à Nanterre. Mais la logique a-t-elle une raison d’être, au rugby ?

Le Racing va mieux, merci pour lui. Large vainqueur des Saints la semaine dernière à l’occasion du premier round de la Champions Cup (14-45), le club des Hauts-de-Seine a fait un grand pas vers les huitièmes de finale de la compétition et largement relancé une saison jusqu’ici fort mal barrée puisqu’en championnat, les coéquipiers de Gaël Fickou squattent encore la huitième place, un humble statut à des années lumière des ambitions affichées par l’entité du 92, avant que la saison ne commence.

Conscients du chemin qui reste à accomplir afin de rattraper le retard accumulé sur les grosses écuries du championnat, les dirigeants franciliens ont certes accueilli la victoire inaugurale à Northampton comme une heureuse nouvelle mais n’ont aucunement stoppé leur politique des grands travaux : selon nos informations, Jacky Lorenzetti et son bras droit au club, Laurent Travers, sont ainsi toujours animés du désir d’étoffer leur staff en vue de la saison prochaine et en ce sens, ils recherchent activement le technicien idoine.

Mais pour quel poste, au juste ? Le jeu d’avants, la ligne d’attaque ou autre chose, puisque les staffs du rugby pro recensent aujourd’hui un millier d’hommes et tout autant de merveilles ? Pour l’instant, la question reste entière… Avant d’envisager le moyen terme, il reste quoi qu’il en soit aux Racingmen à assurer leur place en phases finales de la coupe d’Europe et réduire à néant la franchise galloise des Ospreys. Franchement ?

Un boulevard pour le Racing ?

À l’éclairage du premier week-end de Champions Cup, on jurerait que la mission est à portée des Racingmen, à ce point supérieurs aux "orfraies" de Swansea qu’ils devraient, dans l’intimité de leur vestiaire, cibler une victoire bonifiée pour leur retour à Paris-la Défense-Arena. Après tout, les Ospreys viennent de se faire éviscérer au Liberty Stadium par la légion sud-africaine de Sale et, si l’équipe du 92 est moins dense que les Sharks, elle reste suffisamment solide pour enfoncer sans trop de problème la fragile escouade galloise. Est-on trop dur avec les Gallois ? Les condamne-t-on trop rapidement ? Disons qu’à l’hiver 2021, les Ospreys pleurent le plus grand deuxième-ligne de l’histoire (Alun Wyn Jones), blessé pour encore de longues semaines, ainsi que leur attaquant le plus dangereux, le Lion britannique George North.

Par ailleurs, l’ouvreur international Gareth Anscombe, indisponible deux années consécutives à la suite de pépins à un genou, n’a pas encore retrouvé l’intégralité de ses moyens physiques et tarde à retrouver son ascendant sur le jeu des siens. Dans ce contexte, les Ospreys ont beau accueillir le retour à la compétition de Justin Tipuric, qui n’a pas joué dpuis quatre mois, leur XV de départ fait pâle figure en comparaison à une armada francilienne incorporant, semaine après semaine, tous les blessés du début de saison. Pardon ? Rien n’est jamais gagné d’avance, au rugby ? Et la pelouse ultra-rapide de Nanterre plaira nécessairement aux très vifs attaquants gallois ? C’est certain. Malgrè tout, le Racing a rarement envisagé un match avec un tel statut de favori…

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Marc DUZAN
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