Toulouse, le roi de « l’impro »

  • Le staff toulousain devrait aligner sa meilleure équipe ce dimanche à Ernest-Wallon, pour affronter les Wasps. Photos Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Le staff toulousain devrait aligner sa meilleure équipe ce dimanche à Ernest-Wallon, pour affronter les Wasps. Photos Midi Olympique - Patrick Derewiany
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En raison essentiellement de la situation sanitaire, le champion d’Europe sait mieux que personne qu’il faut faire preuve d’adaptation sur la scène européenne. Explications.

Peut-on dire que c’est presque devenu une habitude ? En milieu de semaine, les Toulousains ne savaient pas vraiment quelle formation des Wasps ils allaient affronter, ni même si les Anglais feraient bien le déplacement jusqu’en France. Un peu la même chose que six jours plus tôt, quand les champions d’Europe en titre ont décollé vers Cardiff, quarante-huit heures avant leur premier rendez-vous de la saison en Champions Cup, sans connaître grand-chose de l’identité de la moitié de l’effectif adverse. Il faut dire que les Gallois avaient la majorité de leurs troupes à l’isolement en Angleterre. Du côté des Wasps, il y a aussi les cas Covid, mais aussi de très nombreux blessés.

Bref, voilà qui place une forte incertitude autour des duels européens des Stadistes. Beaucoup diront que c’est un avantage pour les Rouge et Noir au moment d’entamer leur campagne… N’empêche, cela les oblige à faire abstraction, autant que possible du moins, de l’environnement général, comme Romain Ntamack l’indiquait déjà avant la première journée : "Peu importe le contexte, on a juste à nous concentrer sur nous et à ne pas nous focaliser sur l’adversaire." Surtout que la situation sanitaire, laquelle s’aggrave ces récentes semaines, ajoute du trouble à tous les niveaux. "C’est particulier vu que les conditions sanitaires ont évolué, ajoutait François Cros après la victoire à Cardiff. Nous sommes revenus à ce que l’on avait connu précédemment et ce n’est jamais évident." Une impression partagée par Ntamack : " Finalement, à part le retour du public dans les tribunes, cela n’a pas vraiment changé par rapport à ce que l’on avait vécu dans cette compétition l’an dernier." à savoir la répétition des tests PCR dans la semaine, la fragilité des déplacements à l’étranger et bien sûr l’obligation de flexibilité face à tout contretemps.

Prendre vite le plus de points

En clair, pour s’en sortir sur la scène européenne depuis un an, il faut quasiment se transformer en roi de l’improvisation. Ce que le Stade toulousain est parvenu à réaliser à la perfection lors du dernier exercice, célébrant son cinquième sacre dans la compétition en mai. Pour rappel, les coéquipiers du capitaine Julien Marchand avaient débuté par une victoire bonifiée à l’Ulster avant de gagner sur tapis vert contre Exeter… Ce match n’étant pas pris en compte à l’heure de revoir le format en pleine édition et de basculer directement sur des phases finales, les hommes d’Ugo Mola s’étaient retrouvés à jouer leur huitième et leur quart de finale à l’extérieur, au Munster et à Clermont. Cela ne les avait pas empêchés de poursuivre leur bonhomme de chemin et de se montrer intraitables jusqu’au bout. à Ernest-Wallon, l’adaptation est une culture. C’est vrai sur le terrain bien sûr, mais visiblement en dehors aussi.

"C’est notre quotidien en Coupe d’Europe depuis un an et demi", nous confient tous les Toulousains, imperturbables, depuis deux semaines. Parce qu’eux ne veulent pas laisser les aléas les atteindre et parce que cette compétition est beaucoup trop importante dans la ville rose pour la dévaloriser. Voilà pourquoi le staff devrait aligner sa meilleure équipe du moment dimanche, quelle que soit l’adversité. "La nouvelle formule enlève deux matchs de poule par rapport à la précédente, donc il faut vite prendre le plus de points possibles et on n’a pas le droit à l’erreur", clamait d’ailleurs Ntamack. C’est encore le plus beau moyen d’éviter quelques mésaventures.

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Jérémy FADAT
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