Vannes : quid de l’avenir ?

  • Les Vannetais ont pour obligation de clore l’année civile par une victoire face à Béziers pour reprendre confiance et tenter de s’éloigner de la zone rouge. Photo Stéphanie Biscaye
    Les Vannetais ont pour obligation de clore l’année civile par une victoire face à Béziers pour reprendre confiance et tenter de s’éloigner de la zone rouge. Photo Stéphanie Biscaye
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Le RCV à l’instar de ses adversaires sera en vacances. Une trêve bienvenue pour un club qui a légitimement le droit de s’interroger sur son avenir.

Les deux dernières sorties du Rugby Club Vannetais ont à nouveau suscité beaucoup d’interrogations et de commentaires. Comment un tel effectif a-t-il pu échouer ainsi contre une équipe de Narbonne ayant aligné dans ses rangs pas moins de sept espoirs ? - même si le partage des points a finalement scellé cette rencontre on ne peut pas ne pas voir une forme d’échec dans ce résultat - et plus récemment à Aurillac (?), avec pour seul bilan comptable après quatre-vingts minutes, une pénalité et trois points au tableau d’affichage et zéro point au classement. C’est à y perdre son latin.

Car à bien y regarder, la composition sur le papier de ce RCV dans le Cantal avait quelque chose de séduisant. Mieux même, les dirigeants avaient mis à disposition du collectif et son accompagnement la voie des airs pour rallier le pays de la Truffade (ou Truffarde). Mais cette équipe n’a jamais réussi à se sublimer, à se dépasser pour prendre le jeu à son compte. Pire même, tout était prévisible dans le comportement tactique de ce groupe qui récitait ses gammes sans enthousiasme et sans détermination. Aucun franchissement de ligne, deux ballons perdus dans les rucks, trois lancements en touche et donc trois opportunités de conquête perdues dans un secteur où un léger mieux était apparu dernièrement. Même la mêlée n’a jamais été dominatrice. Ce match a été un pensum pour les deux équipes où tout a semblé inachevé.

Une confiance à ressusciter

Alors qu’attendre de la dernière rencontre de l’année ce vendredi contre Béziers ? Pour ses dirigeants et ses actionnaires, c’est l’espoir de voir ce groupe redresser la barre, entendez qu’une victoire soit au rendez-vous. Mais ce coup de barre ne serait que de quelques degrés, tant le navire gîte et donne de la bande comme l’on dit en milieu marin, depuis le début de saison. Vu la configuration actuelle du classement, c’est même un impératif de victoire qui doit clore l’année civile. Lors de la première saison du club (2016-2017) et avant même le premier match à domicile contre Montauban, l’entraîneur vannetais avait dit dans nos colonnes que pour se maintenir, il faudrait onze victoires à domicile sur quinze rencontres et qu’il faudrait aller chercher une, voire deux, victoires à l’extérieur. À mi-parcours, on est loin de ces perspectives mathématiques, très loin même… Et rien ne dit que ces chiffres restent aujourd’hui d’actualité, alors que le Valence (15e) est descendu la saison dernière avec 49 points au compteur.

Sur quoi le RCV peut-il se reposer pour envisager son avenir ? Sur une confiance retrouvée, indispensable qui ne peut naître d’un coup de baguette magique, mais par un travail de fond et surtout des résultats. Par une volonté de ses responsables de mettre à plat toutes les difficultés, de s’en ouvrir aux acteurs et non pas de les stigmatiser devant les partenaires, la dernière erreur à ne pas commettre. Un club sportif, c’est d’abord un capital humain. On ne gère pas un collectif comme on vend des casseroles, des boîtes de conserve, du fil de fer ou tout autre chose. La confiance naît du respect que l’on manifeste aux autres. C’est à ce prix et seulement à ce prix que l’avenir du RCV pourra redevenir rayonnant. À bon entendeur…

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Didier LE PALLEC
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