L'enseignement du week-end : Bourg-en-Bresse, la remontée de l’espoir

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    L'enseignement du week-end : Bourg-en-Bresse, la remontée de l’espoir JEAN FRANCOIS BASSET - JEAN FRANCOIS BASSET
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Contrariés à la pause par de réalistes Grenoblois (6-20), les Bressans ont renversé le cours de la partie en signant un 24 à 0. La flamme violette brûle encore. 

Bourg semblait se diriger vers une nouvelle défaite frustrante. Mais les Violets ont livré une deuxième période sur un rythme effréné, s’offrant une « remontada » fantastique (24-0) pour s’imposer de dix longueurs. Un nouveau revers aurait un peu plus rapproché Bourg du spectre du Nationale. Finalement, ce succès renversant offre de l’espoir à tout un club et une ville.

Cette rencontre, c’est d’abord l’histoire d’un scénario trop souvent vu côté bressan. Les Burgiens monopolisent la gonfle, s’usent au cœur d’une défense bien organisée et finissent par se faire punir. Avec réalisme, les Grenoblois inscrivent deux essais et mènent les débats à la pause (6-20). « Comme souvent cette année, nous donnons des choses trop facilement à nos adversaires », reconnaît le capitaine Hugo Dupont. « Nous mettions de l’énergie de manière individuelle, estime le troisième ligne Théo William. Ensuite, nous l’avons mieux fait de manière collective. » À la pause, staff technique et joueurs insistent sur la stratégie, sur le fait d’arrêter de s’épuiser face à cette défense bien organisée et d’appuyer dans certains secteurs. C’est mis en pratique avec un meilleur jeu d’occupation, une mêlée conquérante et un énorme investissement sur ballon porté où - comme un symbole - les trois-quarts viennent parfois en renfort pousser avec leurs avants. « Il fallait les prendre devant, les resserrer car ils étaient en place sur la largeur, détaille le manager Yoann Boulanger. Nous avons su mettre la marche avant, avec un jeu un peu plus dur, pénible. C’est ce que nous voulons mettre en place même si cela reste encore très irrégulier. »

Plaisir collectif

Même s’ils estiment qu’ils mettaient le même investissement dans le premier acte, les Bressans se transcendent dans le deuxième. Ils avancent, et surtout le font ensemble. « Le supplément, la flamme, cela vient quand tu maîtrises ton jeu, que tu es efficace », reprend Yoann Boulanger. Phénomène de vases communicants, le collectif bressan est plus conquérant et le public plus bruyant. « Cela a permis de retrouver quelque chose qui caractérise ce stade, avec une certaine excitation collective », apprécie Hugo Dupont. Cet engagement total est symbolique d’une équipe qui joue sa survie. Mais cet élément ne suffira pas. « Notre jeu doit être complet et tendre vers de la maîtrise, avec une palette élargie, énonce le manager Yoann Boulanger. Faire preuve d’intelligence et être efficaces. » Les Burgiens mesurent l’immense défi qui se présente devant eux pour la suite du championnat. « Nous sommes conscients que nous avons fait un tout petit pas, confie Hugo Dupont. Mais ce qui compte pour moi, c’est de trouver du plaisir collectif et de transmettre des émotions et dans ce match, nous avons rempli cet objectif-là. » Collectivement, les Bressans ont l’impression d’enfin avancer. « Ce qui était embêtant jusqu’à ce dernier bloc, c’était notre façon de faire, notre façon de jouer et le sentiment de ne pas évoluer, reprend le capitaine. Et sur ces derniers matchs, je trouve que nous avons inversé cette tendance-là, même si les résultats ne le prouvent pas forcément encore. Il y a une implication croissante même si le quotidien était difficile. Et c’est cela qui donne de l’espoir. »

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Julien VEYRE
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