Pro D2 - Contre Aurillac, Montauban se sauve en une action

  • Les Sapiacains de Paul Bonnefond ont tenu leur rang à domicile vendredi soir.
    Les Sapiacains de Paul Bonnefond ont tenu leur rang à domicile vendredi soir. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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Alors qu’ils réalisaient le match parfait à l’extérieur, les Aurillacois ont commis un en-avant qui leur aura été fatal. Suite à cela, la tendance du match s’est complètement inversée.

Aurillac était venu avec un plan de jeu simple et précis pour tenter de faire tomber Sapiac pour la première fois de la saison. À l’instar de leur ouvreur Marc Palmier, les Cantaliens ont mis une pression folle sur Montauban, installant un jeu de « ping-pong rugby » dès les premières minutes du match. Une bataille tactique s’est alors engagée, dans laquelle les locaux n’ont eu aucune réponse.

Ultra-précis, les Aurillacois ont tout simplement d’abord réalisé le match parfait. « En première mi-temps, c’était une réelle prison. Ce n’est même pas qu’on a fait quarante mauvaises minutes, c’est qu’ils en font de très bonnes, louait David Gérard. Stratégiquement c’était du pain béni. Je ne sais pas s’ils avaient mis un plan en place ou si c’est le scénario du match, mais à la mi-temps, on s’est demandé comment faire. »

Impuissants, les Montalbanais ont subi le réalisme des Cantaliens et c’est logiquement que ces derniers menaient 9 à 0, concrétisant les quatre seules pénalités obtenues du match par neuf points. Mais seulement voilà. Un seul petit caillou a finalement totalement grippé l’engrenage des hommes de Roméo Gontineac.

L’essai de la révolte

Alors qu’ils semblaient à ce moment-là insubmersibles, les visiteurs ont commis un en-avant dans les 22 m montalbanais. Une erreur presque dérisoire dite comme ça, mais qui a eu des conséquences désastreuses. Suite à ce ballon récupéré, les Vert et Noir décidaient de relancer et Jérôme Bosviel héritait de la balle.

Aux abords de ses propres 22 m sur la droite, il levait la tête pour remarquer un espace vide sur le côté gauche. Ici, se trouvait précisément le virevoltant Stéphane Ahmed, prêt à dégainer en cas de jeu au pied. « Jérôme (Bosviel N.D.L.R), sa qualité première, c’est que c’est un mec plein d’instinct. Et sur le coup, il envoie cette transversale », racontait David Gérard. Un geste décisif puisqu’Ahmed récupérait donc le ballon et filait à l’essai, cinquante mètres plus loin. « À ce moment-là, il y a une chape de plomb qui est tombée et on a repris confiance. »

Le match avait basculé et Montauban, métamorphosé, rendait à Aurillac la monnaie de sa pièce en contrôlant la fin de partie. Les Sapiacains réussissaient à passer devant, puis à s’échapper grâce au pied de Bosviel. Un résultat cruel pour les Aurillacois, passés tout proche du gros coup mais qui repartent sans point de Sapiac. « Ça fait chier. C’est dur parce que l’investissement était là », soufflait Pierre Roussel. Montauban passera par contre les fêtes dans la chaleur du top 6 et se donne les moyens de ses ambitions. David Gérard concluait : « On est dans les six et vivant. J’espère que dans quelques matchs je mettrai quelques « nuquettes » à nos détracteurs, parce que notre club mérite du respect. »

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Yanis GUILLOU
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