Albi est dans les temps

  • Enzo Marzocca et ses coéquipiers se sont largement imopsés 32-6 face à Tarbes.
    Enzo Marzocca et ses coéquipiers se sont largement imopsés 32-6 face à Tarbes. DDM - EMILIE CAYRE
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Troisième après la phase aller, les Tarnais maîtrisent leur tableau de marche.

Alors que le championnat vient d’en terminer avec sa phase aller, Albi va passer les fêtes de Noël bien au chaud sur la troisième place du podium. À bien y regarder, sa place est loin d’être usurpée. Même si le manager Mathieu Bonello nous répète à l’envi que cette saison l’objectif est de « construire un groupe », de « bâtir un état d’esprit », force est de constater que jusqu’à présent, tout se passe sans anicroche. Avec son adjoint Alexandre Albouy, ils sont adeptes du turn-over quasi permanent, leur leitmotiv ayant été de procéder à une large revue d’effectif sur la phase aller. On pourrait craindre que cela perturbe certains, c’est tout le contraire. Aucun joueur ne semble frustré de cette situation, chacun sachant qu’il aura sa chance et que tout le monde est sur la même ligne, contrairement aux saisons passées. Certains nous avouant être très contents de ce mode de fonctionnement ainsi que du contenu et de la rigueur du travail proposé par les coachs.

Car ces derniers ont dû rebâtir un effectif quasi complet. Même avec plus de dix-sept arrivées, la mayonnaise prend. Toutes les recrues ont apporté leur valeur ajoutée. On constate cependant que certaines s’imposent déjà comme indispensables à l’édifice albigeois. On pensera à la paire de centres Silafai Lea’ana-Robinson ou encore au seconde ligne sud-africain Heath Backhouse qui s’impose comme une pièce maîtresse du paquet d’avants. Les coaches n’hésitent pas aussi à donner du temps de jeu à des jeunes issus du centre de formation. Samedi soir c’est la charnière des espoirs, Pouzoullic-Vidal qui a commencé le match contre Tarbes.

L’énigme Hardwick 

Ce même Théo Vidal se voyant confier les clés de l’attaque albigeoise au fil des matches. Car ce tableau idyllique a une ombre. Elle se nomme Thomas Hardwick. Recruté cet été en provenance de Leicester, le jeune demi d’ouverture anglais, international des moins de 20 ans, était attendu comme la reçue phare au pied de la cathédrale. Las, deux maigres apparitions ne présagent rien de bon. Erreur de casting, problème d’adaptation ? Le mystère reste entier et des questions commencent à se poser. Sera-t-il la surprise de la nouvelle année ? Espérons-le pour lui et le club.

Lors de la phase retour, Albi va devoir assumer son statut de troisième. D’autant que son calendrier n’est pas favorable puisque les Tarnais vont se déplacer à Massy, Soyaux, Chambéry et Valence-Romans. Autant d’équipes qui figurent dans le peloton de tête. Ajoutez-y six réceptions pour sept déplacements et le menu est copieux. Mais le SCA semble paré pour faire front, lui dont le jeu devient de plus en plus alléchant au fil des matches. Même si ce championnat marathon n’en est qu’à sa première moitié, le club de la cité épiscopale semble maîtriser son allure et prêt pour l’emballage final.

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