Féminines : le Stade français surprend

  • Les Pink Rockets seront-elles la surprise de cette saison 2021-2022. Pour l’heure, elles ont marqué les esprits, en s’appuyant notamment sur une solide conquête. Photo B.B.
    Les Pink Rockets seront-elles la surprise de cette saison 2021-2022. Pour l’heure, elles ont marqué les esprits, en s’appuyant notamment sur une solide conquête. Photo B.B. Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match serré, comme l’Élite 1 a de plus en plus coutume à nous offrir, le Stade français a pris le dessus en toute fin de match face à l’armada de septistes rennaises (20-19) et ne parlera pas de maintien lors des fêtes.

Nous avons suffisamment critiqué ce championnat d’Élite, pour ne pas l’applaudir aujourd’hui de nous offrir des rencontres et un championnat au combien équilibré. Si on ne va pas s’attarder sur le 3-0 de Grenoble face à Bobigny, nous allons en revanche revenir sur le magnifique duel entre les Stades, rennais et français. « C’était un match de dingue ! », affirme la plus bretonne des Parisiennes, Lenaïg Corson, qui retrouvait son ancien club. « C’était un véritable match de boxe ! », assure Olivier Carreras, entraîneur du Stade français. Pas pour les cinq cartons jaunes infligés par l’arbitre mais pour l’intensité mise sur le terrain. « C’était à toi à moi, à toi, à moi, poursuit Carreras. Toute la rencontre, les joueuses se répondaient. On a fait face à une Caroline Drouin au-dessus de la mêlée, qui peut faire ce qu’elle veut. On lui a répondu par un gros collectif et une bonne conquête. » En effet, la demie d’ouverture internationale rennaise est auteure d’un match plein en inscrivant les dix-neuf points de son équipe, dont un essai qu’elle transforme. « Elle est déterminante techniquement et stratégiquement, confirme son entraîneure, Céline Alainmat. Notamment grâce à son pied, elle a été excellente dans l’occupation mais on peut encore davantage la bonifier avec une meilleure chasse. Et puis, elle marque un essai toute seule. » En effet, lorsque les Rouge et Noir obtiennent une pénalité à la 70e minute, alors qu’elles ont perdu le fil du match, le staff plaide le calme, quand la numéro 10 s’empare du ballon pour jouer rapidement. Naturellement, elle élimine ses adversaires les plus proches, raffûte et trouve la faille. Plus personne ne la reverra. À dix minutes du terme, elle égalise puis donne deux points d’avance et beaucoup d’espoir aux Rennaises.

« À l’échauffement, je n’en ai pas réussi une »

Mais c’était sans compter sur l’héroïne du jour qu’on n’attendait pas : Sarah Rapaud. 76e minute : pénalité pour les Parisiennes à 35 mètres, excentrée sur la ligne des 15mètres. « À l’échauffement, je n’en ai pas réussi une, affirme la principale intéressée. Donc cette pénalité (potentiellement de la gagne, N.D.L.R.), je la refuse. » Elles prennent la touche, et obtiennent de nouveau une pénalité quinze mètres plus loin. « Cette fois-ci, je n’ai pas le choix, je suis là aussi pour mon pied, explique-t-elle. Sur le coup, il y a peu de stress parce qu’elle compte, mais dès que je rentre dans ma routine, c’est fini. » Et ça passe, le Stade français reprend l’avantage (20-19). « Mais ce n’est pas fini, poursuit Lenaïg Corson. Derrière il a fallu qu’on fasse une grosse séquence défensive, en montant ensemble et en plaquant fort pour gratter le dernier ballon. L’an passé, nous avions pris cent vingt points en deux matchs contre Rennes, donc il y avait de l’émotion à la fin. »

Son entraîneur conclut : « Je suis très fier des filles, parce que ce même match, l’an passé, on ne le perdait pas, on prenait une branlée. Là, on reste en vie et au contact tout le temps. Et comme tous les autres matchs serrés de cette saison, on termine avec la victoire. » Des résultats qui propulsent le Stade français, formaté pour jouer le maintien dans une saison décisive, à la troisième place de sa poule, bien installé parmi ceux qui participeront aux phases finales.

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Baptiste Barbat
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