Pass vaccinal : les amateurs n’y couperont pas non plus

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    Pass vaccinal : les amateurs n’y couperont pas non plus PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Alors que les compétitions se sont tenues tant bien que mal jusqu’à la fin des phases allers, le pass vaccinal pourrait générer une nouvelle saignée au sein d’effectifs déjà affaiblis.

Au-delà du rugby professionnel et des répercussions qu’il pourrait avoir sur le monde des entreprises sportives, la mise en place d’un pass vaccinal pourrait avoir des conséquences d’ordre beaucoup plus large sur le monde du rugby amateur. Il n’est en effet pas un secret qu’une baisse considérable des effectifs s’est fait ressentir au début de la saison des catégories U16 aux seniors, imputables aussi bien à la longue période d’inactivité dictée par la pandémie que par le refus farouche de certains « antivax ». Le pass sanitaire a toutefois permis (avec bien des contraintes…) d’atténuer ces pertes, en permettant aux pratiquants non-vaccinés de jouer en présentant un test négatif. Un pis-aller que le vote d’un pass vaccinal rendrait toutefois caduc, avec les inévitables conséquences que l’on imagine… « La Fédération est une délégation du gouvernement, donc nous n’avons pas d’autre choix que d’appliquer ce qu’il recommande, explique le vice-président en charge du rugby amateur, Patrick Buisson. On n’ira pas au-delà, parce qu’il y a déjà bien assez de contraintes qui pèsent sur les clubs. Mais on n’ira pas en deçà non plus… »

« Pas d’autre choix qu’appliquer les recommandations du gouvernement »

Autrement dit ? Si le pass vaccinal est adopté en début d’année 2022, la FFR n’aura d’autre choix que de s’y plier si elle veut maintenir ses compétitions. Coûte que coûte, et malgré l’inévitable saignée que ce vote risque de produire… « C’est vrai qu’on peut craindre que les effectifs soient impactés mais notre volonté consiste à maintenir les compétitions, donc nous allons rattaquer le 9 janvier avec les règles que le gouvernement imposera et voir comment les choses vont évoluer, souffle Buisson. La vérité avec cette pandémie, c’est qu’on n’en sait rien. C’est désolant, angoissant, parce qu’on commence à se demander si on va en sortir un jour, si tous les hivers ce sera la même chose. Mais c’est comme ça. »

Une lueur d’espoir, quand même ? Elle est que, depuis le début de la saison, les cas de matchs reportés en raison du covid n’ont pas été aussi nombreux qu’en début de saison dernière, grâce au pass sanitaire. « Le nombre de matchs reportés à cause de cas de covid-19 n’est pas si important, rappelle Patrick Buisson. 15 matchs le week-end du 21 novembre, 19 celui du 28, jusqu’à connaître un pic à 28 le week-end du 12 décembre. Mais rien de dramatique ni de significatif pour l’instant, par rapport au nombre de matchs reportés pour cause de terrains impraticables. Sur le seul week-end du 12 décembre, on a recensé 130 arrêtés municipaux… » En clair ? La covid n’a pour l’heure pas suffisamment impacté les championnats amateurs pour les remettre en question, d’autant que les phases allers sont terminées et les dates de repli pour l’heure suffisantes. En espérant que la situation ne se dégrade pas trop brutalement en début d’année et que les conditions d’accueil du public ne seront pas trop impactées par les prochaines mesures gouvernementales. Mais ceci est encore un autre problème…

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