Premiership - Ces Tigres de Leicester sont renversants

  • Les Tigres de Nemani Nadolo, ici au milieu de la défense des Bears (Henry Purdy et Sam Bedlow de dos) sont désormais invaincus depuis quinze rencontres.
    Les Tigres de Nemani Nadolo, ici au milieu de la défense des Bears (Henry Purdy et Sam Bedlow de dos) sont désormais invaincus depuis quinze rencontres. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Auteurs d’une fin de match épique, les Tigres de Leicester ont renversé Bristol dans les arrêts de jeu et conforté leur place de leader du Premiership.

La chienlit que le Top 14 est en train de vivre n’épargne évidemment pas le rugby d’outre-Manche et, si le Boxing Day des Anglais fut indéniablement plus épargné que celui du Top 14, la rencontre entre Sale et Newcastle dut néanmoins être reportée, la faute à une épidémie de covid dans les rangs des Sharks.

Sentant le vent tourner, le manager des Wasps, Lee Blackett, confiait donc la semaine dernière à nos confrères de la BBC prôner une suspension pure et simple du championnat, plutôt qu’un « dramatique » retour aux jauges partielles ou, pire, à la mesure du huis clos : « Je ne pense pas que qui que ce soit veuille de trois ou quatre semaines sans supporters, disait-il. Si c’était le cas, on devrait plutôt réfléchir à une pause du championnat. Du côté des joueurs et des entraîneurs, on a tous besoin des fans car nous jouons mieux en leur présence. C’est un fait : l’intensité des matchs est plus élevée avec du public. »

A ce titre, le directeur sportif de Bristol Pat Lam allait d’ailleurs dans le même sens : « Je ne pense pas que les clubs anglais survivraient à un nouveau huis clos. Le rugby professionnel est un jeu formidable mais la réalité est que beaucoup de gens riches y perdent énormément d’argent. » Comprenez par là que le propriétaire de Bristol (Stephen Lansdown, dont la fortune personnelle est estimée à près de 3 milliards d’euros) a beau avoir les reins solides, il pourrait se lasser, comme bon nombre d’autres mécènes, de soutenir à bout de bras l’un des plus glorieux pensionnaires du rugby british…

Une mêlée qui concasse

Si la majeure partie des clubs anglais ont le blues, les Tigers de Leicester continuent de leurs côtés leur formidable marche en avant. Les leaders incontestés du Premiership, bien que secoués ce week-end par les Bears de Bristol, ont ainsi réalisé une fin de rencontre en tout point sublime pour engranger leur quinzième victoire consécutive et laisser les Saracens, ambitieux dauphins ayant passé dans le même temps une rouste à Worcester, à plusieurs longueurs. à Bristol, alors que les coéquipiers de Kyle Sinckler et Semi Radradra menaient de trois points (26-23) à la fin du temps réglementaire, les Tigers placèrent un ultime coup de reins dans les arrêts de jeu, remontant tout le terrain pour offrir à leur ailier Guy Porter un essai en coin libérateur (26-28) après quatre minutes de temps additionnel et de multiples temps de jeu. La conclusion d’une action renversante, initiée par une pénaltouche sauvée par Piutau mais volleyée en avant par l’arrière des Bears à quelques secondes de la fin du temps réglementaire.

Depuis quelques mois, les hommes de Steve Borthwick, l’ancien bras droit d’Eddie Jones en équipe nationale, semblent donc invincibles. Portés par un paquet d’avants conquérant (la première ligne formée par Dan Cole, Julian Montoya et Ellis Genge est proprement diabolique) et une mêlée destructrice (les Bears ont été sanctionnés à trois reprises dans ce secteur de jeu dimanche après-midi), les bourreaux de l’Union Bordeaux-Bègles lors de la 1re journée de Champions Cup ont, après plusieurs saisons de misère, renoué avec le succès qui fut le leur au début des années 2000.

Leicester, l’un des publics les plus chauds du Premiership, se positionne donc aujourd’hui comme l’une des formations les plus dangereuses d’Angleterre et, plus généralement, comme un candidat sérieux au prochain titre de champion d’Europe. à condition, toutefois, que la compétition continentale connaisse un épilogue…

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