Top 14 - « Boxing Day » : premiers impacts, en attendant la suite

  • En Top 14, en raison des multiples reports, la journée des «Boxing Days» a fait un vrai flop.
    En Top 14, en raison des multiples reports, la journée des «Boxing Days» a fait un vrai flop. Icon Sport - Icon Sport
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Alors que les clubs recevants lors du « Boxing Day » devront digérer les pertes d’exploitation marginales liées à ce week-end particulier, le Top 14 tout entier commence à redouter le pire sur du plus long terme...

Quatre matchs reportés sur sept, en espérant qu’aucune mauvaise nouvelle ne tombe ce lundi du côté de Biarritz ou de La Rochelle: c’est peu dire que cette journée du « Boxing Day » a fait un vrai flop, plaquée à la gorge par la nouvelle vague de coronavirus et son variant Omicron. Faut-il pour autant s’en alarmer, d’un point de vue économique, sachant que ces rencontres de Top14 ne sont jamais que les premières reportées de la saison ? Eh oui, quand même…

Tout d’abord, d’un point de vue purement pratique, les clubs avaient capitalisé sur cette journée pour créer des événements. Ils l’ont d’ores et déjà dans le baba. On songe à ce titre au Stade toulousain, pour lequel un match délocalisé au Stadium apporte un surplus d’un million d’euros de recettes par rapport à une rencontre à Ernest-Wallon, ce qui placera d’autant le club rouge et noir en retard sur son budget prévisionnel.

Ou à Brive, autre exemple, qui attendait son « voisin » clermontois dans un stade bondé pour la première fois de la saison. Pour l’occasion, le club corrézien avait organisé un repas à près de 1 000 couverts à l’attention de ses partenaires. Un contexte amplement permis et entretenu par les fêtes de Noël, qui ne se représentera évidemment pas de sitôt…

La menace des jauges, la peur des huis clos

Toutefois, au-delà de ces pertes « marginales », cette première vague de reports sur le Top 14 suscite une légitime inquiétude quant à la suite des événements, surtout après Conseil de défense sanitaire et du Conseil des ministres exceptionnel, où la mise en place d'une jauge partielle fixée à 5000 spectateurs pour les stades a été décidée.

On se souvient en effet que la saison dernière, nos clubs avaient à grands cris d’orfraie déploré la situation du huis clos, estimant qu’ils ne pouvaient pas survivre « plus de trois mois » à un huis clos généralisé sans les aides du gouvernement.

Or, si les baisses de salaire sont passées par-là, réduisant quelque peu le train de vie des acteurs du Top 14, difficile d’imaginer que les clubs fonctionnant en « économie réelle » puissent résister beaucoup plus longtemps en 2022 qu’en 2021 à une coupure si brutale de leur première source de revenus. D’autant que les PGE (prêts garantis par l’État) contractés la saison dernière sont encore en cours de remboursement…

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