Top 14 - La troisième ligne du Castres Olympique s’est étoffée

  • Parfait impact player, Josaia Raisuqe est venu renforcer la troisième ligne castraise. Photo Icon Sport
    Parfait impact player, Josaia Raisuqe est venu renforcer la troisième ligne castraise. Photo Icon Sport Icon Sport
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Avec la réussite du replacement de Raisuqe et la première remarquée de Meka, le staff du CO a encore renforcé un secteur de jeu qui, malgré quelques absences, est aujourd’hui riche.

Ces deux dernières semaines n’ont pas été infructueuses pour Castres.En prenant deux points de bonus défensif en Champions Cup, le CO reste en vie dans la compétition. Et il a préparé l’avenir. Le staff avait procédé à plusieurs essais, transformés en succès. Surtout en troisième ligne, secteur qui s’est étoffé en deux sorties. Contre les Harlequins, Pierre-Henry Broncan avait choisi d’y replacer l’habituel ailier Josaia Raisuqe, lequel fut l’un des meilleur Tarnais. « Ce garçon démontrait des qualités sur le jeu à l’entraînement, il pue le rugby, détaille le technicien. C’est un gros porteur de balle, un bon défenseur et il est excellent au contest. Puis il a des fulgurances grâce à sa vitesse. » Mais il ne s’épanouissait pas à l’aile. Blocage remontant au match amical face à Montauban. « Il avait pris un 50/22 dans le dos et je crois que ça l’a marqué, poursuit Broncan. Il était ensuite timide, en retrait sur son aile, un peu bordélique sur sa couverture. J’ai eu Xaxier Péméja au téléphone, son ancien entraîneur, qui me disait que Josaia était au contraire un électron libre à Nevers, qu’il délaissait même trop souvent son aile ! J’ai discuté avec lui et lui ai proposé de monter en troisième ligne. Il était ravi et je l’ai senti libéré. Il s’est dit : « Je vais aller où je veux. » Il s’est engagé à fond pour réussir. C’est un vrai professionnel. » Cela porte ses fruits, d’autant que son explosivité en fait aussi un parfait impact player quand son équipe en a besoin. Au Munster, c’est le jeune flanker Simon Meka qui fut royal pour sa première titularisation. « Il est avec nous depuis un an et j’avais dit, avant le match, que j’aurais du mal à le sortir après l’avoir aligné, se félicite Broncan. Il a un tempérament de folie. Sur l’abnégation et la volonté de ne jamais lâcher, c’est le numéro un au club. En début de saison passée, il m’avait impressionné par son activité. Depuis, il a beaucoup travaillé physiquement et a pris dix kilos. C’est un garçon qui entraîne les cadets deuxième année au club. Il aime le rugby et c’est un leader naturel. En fin de match au Munster, il faisait partie de ceux qui menaient l’équipe. Il va être un gros joueur du CO pour l’avenir. »
 


Le départ de Jelonch à compenser


Même si Babillot, Delaporte, Onambele et Ben-Nicholas sont absents, la troisième ligne n’est pas dépourvue. « Je les voyais s’entraîner à part et je sentais leur envie de vite revenir », confie Broncan pour illustrer la concurrence nouvelle. Surtout que le Tonguien Mateaki Kafatolu, arrivé comme joker médical, va renforcer la rotation. « Il était en tournée en Europe et on en a profité pour le faire venir, note Broncan. C’est bien d’être fourni car ce sont des postes très exposés où ça casse beaucoup et où il faut avoir du monde. » Au-delà, cette profusion de profils permet de compenser la perte d’Anthony Jelonch, poids lourd de l’effectif ces dernières saisons. « Il nous a fallu un temps d’adaptation après le départ d’Anthony et l’arrêt de Vaipulu, avoue l’entraîneur principal. Mais avec Raisuqe, Kornath ou Champion de Crespigny, on a trouvé ces profils de perforateurs. Idem pour Ben-Nicholas et c’est dommage qu’il se soit blessé car il avait élevé son niveau. » Cela permet au Gersois d’adapter sa troisième ligne à sa guise. Et, dans un rendez-vous capital à Perpignan dimanche, cela aura son importance.

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