Top 14 - Le Palois Vincent Pinto prêt à séduire

  • Formé au club, l’ailier palois Vincent Pinto souhaite faire son trou chez les pros.
    Formé au club, l’ailier palois Vincent Pinto souhaite faire son trou chez les pros. Icon Sport - Icon Sport
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Le jeune ailier Vincent Pinto, pur produit de la formation béarnaise, espère pouvoir enfin enchainer le match pour donner la pleine mesure de son potentiel.

Il est l’une des références de la récente formation paloise. Champion du monde des moins de 19 ans en 2019, c’est déjà une belle médaille pour lui, pour sa famille, pour son club et ses éducateurs. Vincent Pinto est arrivé à la Section à 11 ans : « Je suis arrivé en minimes première année. Mais je suis originaire de Lourdes, puis précisément d’Adé. J’ai débuté à l’entente Valmont XV, j’ai pris la direction de Pau après un match entre la sélection 65 contre la sélection 64. »

Il avait découvert le rugby à 8 ans pour suivre des amis, plus grand que la moyenne, d’abord demi d’ouverture, puis centre et enfin ailier à partir des juniors. Premier appel national chez les moins de 17 ans, début de la filière de l’Elite des jeunes. En 2018, il faisait partie de la liste élargie des quarante, mais pas de la délégation finale. Il s’est rattrapé l’année suivante sous le capitanat d’Arthur Vincent avec les Lebel, Carbonel, Donovan Taofifenua, Leo Coly.

Un essai pour son premier match au Hameau

Cette même année, Simon Mannix lui fit confiance en équipe première en challenge européen puis en Top 14 : « À Perpignan, j’avais profité de la blessure d’un joueur à l’échauffement. Puis j’avais joué le match en gros du maintien à domicile contre Agen, j’avais eu la chance de marquer en plus. » On s’en souvient, une jolie course de quarante mètres à l’intérieur d’un relais de Baptiste Pesenti.

Une première titularisation en fanfare au Hameau avant même qu’il se retrouve sur le toit du monde avec les Bleuets. Deux ans après, son pedigree affiche vingt-trois matchs de Top 14, neuf en Coupe d’Europe pour neuf essais sur la scène professionnelle. Il a retrouvé Sébastien Piqueronnies, l’homme qui le dirigeait sous le maillot bleu. Parmi ses bienfaiteurs, il cite aussi Simon Mannix et l’Irlandais James Coughlan qu’il a connu au centre de formation. « Il m’a donné beaucoup de clés sur l’aspect du mental et du combat. À l’aile, il y a aussi une dimension de combat, regardez Gabin Villière est l’un des meilleurs sous cet aspect-là. »

Vincent Pinto cherche donc à faire son trou chez les professionnels avec le souvenir de ceux qui l’ont guidé à ses débuts : « Colin Slade, Benson Stanley, Vatubua, Steffon Armitage, Ben Mowen, Jale Vatubua. » Et quand il ne joue pas au rugby, il se change les idées en aidant son amie qui tient une boulangerie à Juillan dans les Hautes-Pyrénées. Un dérivatif qui ne le détourne pas de sa volonté de devenir un cadre de la Section, son club depuis onze ans : « La saison dernière, j’ai eu des petits pépins physiques. Cette saison, je me sens bien et j’espère pouvoir enchaîner les matchs pour me sentir encore mieux. »

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