Top 14 - Racing 92 : l’après Tanga-Mangene, ce sera quoi ?

  • Yoan Tanga-Mangene réalise un début de saison tonitruant qui a séduit les dirigeants rochelais.
    Yoan Tanga-Mangene réalise un début de saison tonitruant qui a séduit les dirigeants rochelais. Icon Sport - Icon Sport
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Le numéro 8 Yoan Tanga-Mangene quittera les Hauts-de-Seine pour rejoindre La Rochelle l’été prochain. Comment s’écrira la suite ?

Le Racing s’est-il trompé en laissant partir Yoan Tanga-Mangene ? Difficile à dire. L’ancien Agenais a certes réalisé un grand début de saison : il s’est installé, avec la bonhomie qui est la sienne, au centre de la troisième ligne francilienne et, ces dernières semaines, il a quasiment fait oublier l’absence de Fabien Sanconnie, le titulaire du poste l’an passé. Au vrai, Tanga-Mangene est adroit de ses mains, bon dans les airs, hyperactif en défense et pour le garder au bercail, les dirigeants lui avaient donc fait une offre qu’ils estimaient généreuse, compte tenu de leur faible marge de manœuvre en termes de salary cap.

En coulisses, on nous assure que l’offre rochelaise, sensiblement équivalente à 400 000 € par saison, dépassait la proposition francilienne de 100 000 € et ne pouvait décemment pas être déclinée par le joueur, quasi certain d’avoir du temps de jeu au Stade rochelais, Vito étant sur la fin et Gourdon ayant raccroché les crampons dans les circonstances que l’on connaît. Mais alors, le Racing aurait-il dû jouer la surenchère ? Pousser le curseur au-delà d’une somme que l’on destine généralement aux internationaux confirmés, un statut dont est aujourd’hui dépourvu Yoan Tanga-Mangene ? Disons qu’à ce sujet, les prochaines performances du joueur offriront une définition plus précise sur ce que l’on pense à son endroit, à savoir qu’il est certes un excellent joueur de Top 14 mais qu’il manque encore de densité pour devenir un numéro 8 de calibre international.

Sanconnie, Kamikamika…

Tanga-Mangene ou pas, le poste de numéro 8 est en souffrance dans les Hauts-de-Seine depuis les retraites quasi simultanées de Chris Masoe et Yannick Nyanga, devenu directeur sportif. Quitte à passer pour des bourriques, on pense au Midol qu’il manque au Racing un gros porteur de balles, un Billy Vunipola ou un Grégory Alldritt, un cheval de trait capable de renverser la pression quand celle-ci est à son apogée, un troufion solide drainant les avants dans son sillage dès lors que les matchs se durcissent, comme c’est souvent le cas en phases finales.

Longtemps, les dirigeants franciliens ont pensé que ce grand 8 serait Jordan Joseph mais le jeune homme s’est égaré en chemin, son éclosion a pris plus de temps que prévu et, aujourd’hui prêté à Pau, il espère enfin convaincre lorsqu’il reviendra au printemps. À ses côtés, Fabien Sanconnie, chassé par une étrange malédiction, sera de retour. Mais dans quel état physique après deuxsaisons blanches ? In fine, le staff du Racing attend aussi beaucoup du Briviste Kitione Kamikamika, beau bébé d’1,86 m et 128 kg. « Big is beautiful »*, disent les Anglo-Saxons. D’ici qu’ils aient raison…

* Le gros est beau

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