Une décennie au Lou pour Regard

  • Thibaut Regard dispute actuellement sa dixième saison sous la tunique lyonnaise.
    Thibaut Regard dispute actuellement sa dixième saison sous la tunique lyonnaise. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Formé à Lyon, le trois-quarts centre Thibaut Regard (28 ans) revient sur dix ans et deux cents matchs passés avec le maillot rouge et noir.

À Newport, le 17 décembre, le trois-quarts centre Thibaut Regard a fêté son dixième anniversaire et disputé son deux centième match sous le maillot du Lou, à seulement 28 ans. Arrivé à 5 ans, après avoir été repéré par Brice Puthod, alors entraîneur des cadets et maintenant préparateur physique et plus ancien membre du staff de l’équipe pro, il avait disputé son premier match en Challenge européen déjà, à Padoue. « J’étais alors au pôle France, et l’entraîneur du Lou (Raphaël Saint-André, N.D.L.R.) avait demandé que je sois libéré. Tout le monde m’avait dit de ne pas m’inquiéter, de me faire plaisir, de ne pas me mettre de pression. »

Le Lou était revenu victorieux d’Italie (43-3) et l’espoir avait marqué un essai. « L’opposition n’était pas très élevée… Lors du deuxième match, j’ai vu ce qu’était vraiment le haut niveau ! » Le 15 janvier 2012, il rentre dans le dernier quart d’heure à… Mayol, contre un RCT qui construisait une équipe qui régnerait bientôt sur l’Europe. « J’avais Mathieu Bastareaud en face et Jonny Wilkinson avait régalé… »

 

Formé à Bron

Il a ensuite grandi avec le Lou. Après avoir gagné la confiance des coachs à l’âge de 20 ans (vingt-quatre feuilles, neuf titularisations lors de la saison 2013-2014), il s’installa vraiment dans la rotation en 2015-2016, la dernière en Pro D2, avec vingt-cinq feuilles de match (vingt-et-une titularisations, 13 essais).

Tout au long de ces années, il a également côtoyé les stars passées à Lyon, Georges Smith « un as du grattage », Sébastien Chabal « un homme respecté et respectable, qui s’envoyait terrible », Frédéric Michalak « un maître, un chef d’orchestre » ou encore Lionel Nallet et sa force tranquille. Le membre le plus âgé du « gang des Lyonnais », composé de Félix Lambey, Baptiste Couilloud, Dylan Cretin et des plus jeunes arrivés récemment (Léo Berdeu, Kilian Géraci) confesse avoir eu des moments parfois difficiles et même des velléités de départ : « Plus jeune, quand tu joues moins ou que tu es remplaçant, il y a des moments de doute. Parfois, j’ai eu des propositions quand j’étais encore sous contrat. Et le coach a su me redonner confiance pour rester. »

Et le joueur, formé à Bron, à quelques kilomètres du quartier de Gerland, a un rêve : soulever le Bouclier de Brennus avec son club. La dernière demi-finale, perdue à Bordeaux contre Clermont en 2019, reste un traumatisme à effacer. « On rêve enfin d’aller en finale et de soulever le Brennus… » Il espère y arriver avant la barre des trois cents matchs ! « Cela implique que je prolonge… Je vais déjà viser la barre des deux cent cinquante dans un premier temps », conclut le centre, dans un sourire.
 

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Sébastien Fiatte
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