Rugby à XIII - Bilan - Une finale inoubliable pour le Toulouse olympique 

  • En battant Featherstone (34-12) en finale du Championship, mi-octobre, le Toulouse olympique a réalisé son rêve : évoluer en Super League.
    En battant Featherstone (34-12) en finale du Championship, mi-octobre, le Toulouse olympique a réalisé son rêve : évoluer en Super League. Icon Sport - Icon Sport
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En battant Featherstone (34-12) en finale du Championship, mi-octobre, le Toulouse olympique a réalisé son rêve : évoluer en Super League.

Le Toulouse olympique a célébré en 2021 ses 84 ans. Au soir du 10 octobre, aux alentours de 21 heures, ce très respectable club connaît le moment le plus captivant et émouvant de sa longue histoire. Ce soir-là, devant une chambrée de 9 235 spectateurs, les Haut-Garonnais font d’une pierre plusieurs coups en dominant Featherstone (34-12) en finale du Championship. Ce faisant, ils sont sacrés champions de D2 anglaise, valident leur billet d’accession en Super League et achèvent cet exercice 2021 invaincus.

Pour la « der » du pilier Rémi Casty, l’un des plus grands treizistes français de tous les temps, ses coéquipiers lui offrent ainsi une sortie par la très grande porte. Mais avant d’arriver à cette inoubliable soirée, le président, Bernard Sarrazain et le secrétaire administratif Cédric Garcia ont eu de sacrées sueurs froides. Car ils ont eu à gérer l’arrêt de la saison 2020 du Championship - alors que le TO était premier et invaincu - et surmonter la déception du 16 décembre 2020, quand les dirigeants anglais ont choisi Leigh pour remplacer Toronto en Super League.

Puis, lors de la mise en place de la saison 2021, au cœur de la crise sanitaire, le comité directeur toulousain apprend que le statut semi-professionnel des équipes d’outre-Manche interdit toute rencontre sur le sol haut-garonnais. Le Toulouse olympique ne pourra jouer qu’à l’extérieur lors de la phase qualificative. La route qui mène à la Super League sera loin d’être un long fleuve tranquille. « J’avoue que certaines nuits, j’ai eu du mal à trouver le sommeil », déclare le président Bernard Sarrazain.

Scores fleuves

Côté pelouse, le manager Sylvain Houlès constitue le meilleur groupe possible pour mener son équipe au niveau supérieur. « C’est bien simple : pour accéder en Super League, il nous fallait des joueurs de Super League », argumente-t-il. Au sein d’un groupe chevronné, il recrute l’ailier néo-zélandais Latrell Schaumkell, le pilier Mitch Garbutt (Hull KR), le talonneur Eloi Pélissier (Dragons catalans), le deuxième ligne Andrew Dixon (Toronto) ainsi que Joseph Paulo et Dominique Peyroux, deux solides avants de St Helens.

Avant la journée inaugurale, les signatures des internationaux tricolores Tony Gigot (ouvreur) et Rémi Casty (pilier) viennent étoffer un peu plus le collectif. Pendant la phase de classement, les Toulousains enchaînent les victoires dont un cinglant 70 à 0 à Widnes et un 82 à 12 sans appel à Newcastle. Le 1er août, à Feartherstone, les Haut-Garonnais marquent les esprits en s’imposant 23-6.

En demi-finale, le 2 octobre, Batley est balayé (51-12) sur la pelouse d’Ernest-Wallon, avant le sacre et la porte de la Super League qui s’ouvre enfin une semaine plus tard. Dans ce triomphe, n’oublions pas les glorieux disparus : Raoul Alvarez, « Coco » Anselme, André Raynal, Francis Pierre, Pierre Aillères. Sans qui, peut-être, il n’y aurait jamais eu le TO en Super League !

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Didier Navarre
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