Willemse : « J’étais énervé quand l’Irlande a battu les All Blacks ! »

  • Rare dans les médias, redoutable sur un terrain, Paul Willemse est un grand acteur du rugby français.
    Rare dans les médias, redoutable sur un terrain, Paul Willemse est un grand acteur du rugby français. Icon Sport
Publié le

Aussi discret et rare dans les médias que redoutable sur un terrain de rugby, le gentil géant des Bleus évoque ici les nombreuses joies et épreuves traversées en 2021. Il revient également sur son parcours atypique, marqué par son désir de devenir international à tout prix.

2021 va bientôt s’achever, on peut dire qu’elle a été pour le moins mouvementée pour le MHR avec la peur de la relégation, puis finalement un titre européen et le maintien ?

Oui, cela a été une année folle quand on y repense ! On a mal démarré la saison… Mais on s’est resserré pendant les six derniers mois. On avait des problèmes au club : les entraîneurs se faisaient virer et l’environnement devenait hostile. C’est là qu’il s’est produit un déclic entre nous : on a pris conscience qu’on était tous dans la même galère et qu’il fallait sauver cette saison.

Après, cela n’a pas été automatique : je ne sais plus combien de matchs nous avons perdus de peu, dans les dernières minutes. On manquait de chance, mais on savait que l’on n’était pas loin. Il fallait juste progresser de 5 % ou 10 %. Dans le même temps, il s’est créé un lien très fort entre nous. Et puis on s’est aussi dit qu’il fallait arrêter de jouer pour un entraîneur, mais pour nous-même.

C’est-à-dire ?

On n’a pas toujours eu beaucoup de stabilité ici. Tous les deux ans, un nouvel entraîneur débarquait et voulait tout changer. Il fallait repartir à zéro, avec un nouveau plan de jeu, nouveau staff et trois ou quatre joueurs. Forcément, il voulait imposer un nouveau style de jeu et parfois c’est délicat. Mais quand on a perdu notre manager en plein milieu de la saison (Xavier Garbajosa, N.D.L.R.), là on s’est dit que personne ne viendrait nous sauver. Il ne restait plus que nous. Certains joueurs sont aussi sortis de leur boîte, ils se sont libérés et cela a fait du bien.

Vous connaissez bien le MHR puisque vous y évoluez depuis 2015. C’est cet esprit de camaraderie que vous évoquez qui manquait à cette équipe ?

C’est ça. Quand on traverse une période difficile, on se resserre. Et comme on a été longtemps dans la merde, on s’est beaucoup resserrés ! C’est dans ces moments-là qu’on trouve ses vrais potes. Et aujourd’hui, tout ce vécu nous sert énormément. Maintenant on est très proches et on sait même que l’on peut se sortir de n’importe quelle situation.

Montpellier est actuellement deuxième du Top 14. Votre réussite actuelle vient-elle de cette période noire ?

Absolument. Deuxième, c’est notre meilleur classement depuis deux ans. Encore une fois, c’est dans les pires moments que tu vois sur qui tu peux compter. C’est pour ça que j’adore l’ambiance pendant les présaisons. C’est à ce moment-là, quand tout le monde est dans le dur que tu sais en qui tu peux avoir confiance. Et bien c’était pareil quand on a traversé notre période noire : après ça, on savait sur qui on pouvait compter. Aujourd’hui, on joue avec beaucoup de confiance et on sait que l’on peut gagner des titres ensemble.

Voyez-vous une autre raison à ce début de saison réussi ?

On a haussé notre niveau d’exigence. D’abord parce que l’on ne veut pas revivre ça. Et ensuite parce que l’on veut se qualifier. Pour ça, il faut que chacun en fasse un peu plus, et tout le temps. Pas uniquement sur les derniers six mois. Depuis la reprise, on a casé les matchs dans des blocs : à chaque fois on fait quart de finale, demie et finale. On s’est aussi pas mal amélioré sur la discipline avec Alex (Ruiz, N.D.L.R.). Notre moyenne de pénalités concédées a vraiment baissé, même si cela n’a pas été le cas lundi soir contre Biarritz !

 

Paul Willemse a remporté la Challenge Cup la saison dernière avec Montpellier.
Paul Willemse a remporté la Challenge Cup la saison dernière avec Montpellier. PA Images / Icon Sport

 

Qu’avez-vous pensé des recrues ?

Je suis très content du travail effectué par Philippe Saint-André. Il a vraiment fait un bon recrutement. Chaque joueur a apporté des qualités différentes à l’équipe, et maintenant le staff n’a plus qu’à les utiliser au mieux. Le niveau moyen du groupe a fortement augmenté et j’en suis très heureux.

Passons maintenant à l’équipe de France. Avez-vous été frustré par votre deuxième place au Tournoi ?

Oui, assez… Pendant les deux premières années, on voulait mettre en place notre jeu, notre style, notre identité, et apprendre à travailler avec le staff. Maintenant que tout ça est fait, on veut gagner des titres. C’était notre objectif avant le Tournoi. On est passés proches mais on a fait des fautes qui nous ont coûté cher. On finit deuxièmes, mais on a beaucoup appris. Et j’ai vraiment l’impression que l’on progresse à chaque match, que l’on avance de plus en plus vite.

Que représentait cette victoire contre le pays de Galles, qui a remporté la compétition ?

On voulait montrer que l’on peut battre n’importe qui. Mais dans le 6 Nations, il faut gagner pendant deux mois. Jusqu’à maintenant, on n’a pas encore été capable de le faire car il y a toujours un match où l’on passe à côté. Ça, c’est frustrant. Maintenant, notre objectif est d’être constants : gagner pendant dix ou vingt matchs, non-stop.

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé la tournée d’automne ?

On l’a envisagée comme une compétition, avec un titre au bout. On savait que le plus grand match allait arriver à la fin. On a voulu continuer à progresser, préparer chaque rencontre du mieux possible tout en gardant un œil sur les Blacks. Le staff a testé quelques combinaisons ainsi que la profondeur de l’effectif. Et franchement on a une profondeur de dingue ! On a 45 joueurs de très haut niveau, les postes sont triplés…

Est-ce que vos prestations face à l’Argentine et à la Géorgie vous ont donné assez de confiance avant d’affronter les All Blacks ?

(il hésite) Pas assez pour les journalistes, ni pour les supporters ! (rires) Mais on avait confiance en nous. Il est inutile de ne regarder que les scores. Gagner de 40 points sans mettre son jeu en place ou progresser dans des secteurs, ça ne sert à rien. On a donc gardé la tête froide, on a appliqué le plan de jeu à chaque fois sans faire n’importe quoi. On s’est concentrés sur nos touches, mêlées, coups d’envoi, et sorties de camp car on savait que ça allait nous servir contre les Blacks.

Vous dites que vous avez gardé un œil sur les Néo-zélandais pendant toute la compétition. Quelle a été votre réaction quand vous avez appris leur défaite en Irlande la semaine avant de vous affronter ?

J’étais énervé ! (rires)

Pourquoi ?

Parce que je voulais qu’on soit les premiers à les battre ! Mais ce n’est pas grave. Je pense qu’en termes de jeu produit, on a montré davantage de choses que les Irlandais. Donc ça va…

Racontez-nous ce match de l’intérieur…

On a eu un seul mot d’ordre dans la semaine : "simple". On était bien préparés, cela faisait trois semaines qu’on était ensemble. On n’avait pas besoin de rallonger les entraînements, de se monter la tête, de parler davantage… Le staff l’a compris, et ne nous a pas mis de pression. On n’a pas eu de réunions supplémentaires par exemple. Tout le monde était calme pendant la semaine. Sauf que quand on est arrivé au stade...

 

Le deuxième ligne a été énorme comme tous ses partenaires face à la Nouvelle-Zélande !
Le deuxième ligne a été énorme comme tous ses partenaires face à la Nouvelle-Zélande ! Icon Sport

 

Quoi ?

C’était vraiment difficile de rester calme avec cette ambiance de fou ! (rires) C’était incroyable. C’est peut-être le meilleur match de ma vie. Ou du moins il va rester dans le top 3 jusqu’à la fin de mes jours. Un match de fou, avec un scénario dingue. On n’a pas gagné facilement : les Blacks sont revenus forts en deuxième mi-temps, tout le monde se regardait… on est passé par toutes les émotions : des hauts, des bas, des hauts…

Comment avez-vous renversé ce match ? La fameuse relance de Romain Ntamack y est pour beaucoup ou c’est une vision de l’esprit ?

Nos avants et nos trois-quarts se donnent mutuellement de l’énergie, vous voyez ce que je veux dire ? Nous les avants, on a une immense confiance en nos trois-quarts. Normal, on a le meilleur joueur du monde ! (rires) Et vice-versa. Donc à chaque fois qu’on prenait des touches, qu’on avançait sur nos ballons portés, les trois-quarts voulaient montrer qu’ils pouvaient eux aussi faire le boulot. En défense par contre, on est tous ensemble. Et chaque mec qui avance en défense donne de l’énergie aux autres.

Les Néo-zélandais sont tout de même revenus très fort dans la rencontre…

Oui mais on le savait. Ils reviennent toujours très fort à l’heure de jeu. Il fallait juste rester concentré sur le match, et les opportunités viendraient. On a donné des essais faciles aux Blacks, mais on s’est vengé sur nos ballons portés !

Repensez-vous à ce match ?

Pas vraiment, car une fois que c’est terminé il faut vite repasser sur le club, où chaque match est important. Mais j’avoue que pendant la semaine suivante, j’y pensais à chaque fois que je me couchais. Je me disais : "Wow, on a battu les Blacks !"

Qu’est-ce que cette victoire change pour vous et pour l’équipe ?

Elle montre qu’on fait partie des meilleures équipes au monde. Maintenant, notre objectif est d’être constants. Répéter ces prestations, les faire plusieurs fois. Après, ce match montre à tout le monde de quoi on est capable. Je sens aussi que tout le monde a confiance en nous, à commencer par les supporters. Au Stade de France, j’ai senti qu’ils nous faisaient confiance, qu’ils nous soutenaient. Ils sont sur le même chemin que nous, ils sont avec nous. Et ça, ça veut dire beaucoup. Mais on a encore beaucoup à prouver. On veut gagner des titres.

En tant que Sud-africain, cette victoire contre la Nouvelle-Zélande, rivale historique des Springboks a eu une saveur particulière ?

C’est vrai, d’autant plus que mes deux côtés ajoutaient de l’enjeu à ce match : pour mon côté sud-africain, c’était le derby de l’hémisphère Sud ! Le match qu’il ne faut pas perdre, qui opposait historiquement souvent le premier au deuxième… Et pour mon côté français, personne ne nous voyait gagnants ! Donc pour moi, je pense que cette victoire était plus forte pour moi que pour mes coéquipiers. Et puis j’adore être outsider avant un match : "Ah ouais, tout le monde est contre nous ? Ok, on va voir, on va voir !" C’est classique mais ça marche tout le temps. Je pense donc que je préfère mon côté français…

Vous avez été champion du monde avec les moins de 20 ans sud-africains mais n’avez jamais été appelé par les Springboks. Est-ce que vous voyez vos 19 sélections avec le XV de France comme une revanche ?

C’est un peu bizarre comme sentiment… Ce n’est pas vraiment une revanche parce que les Springboks ne prennent pas beaucoup d’espace dans ma tête. Déjà parce que quand je fais un choix, je ne reviens jamais en arrière, même si c’est un mauvais choix. Dans ce cas, je m’arrange pour en tirer du positif. Je reste convaincu que quitter l’Afrique du Sud était une très bonne décision. Je ne regarde pas en arrière. Après, je n’en reste pas moins un Sud-africain qui rêvait de jouer pour les Springboks quand il était petit. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a deux équipes que je veux absolument affronter dans ma carrière : les All Blacks, et les Boks. Contre ces derniers, ce sera encore plus particulier que contre les Néo-zélandais. Ce sera plus qu’un match… Ce sera personnel.

Pour quelles raisons ?

Parce que j’ai joué avec tous les mecs en face. Je les connais bien. J’ai toujours tenu à une chose dans ma carrière : gagner la confiance de mes coéquipiers. Encore aujourd’hui, à Montpellier ou avec le XV de France, je veux que mes coéquipiers se disent : "Paul était là. On peut avoir confiance en lui. Il peut prendre le ballon, renverser un mec, faire un plaquage de fou, apporter de la dimension physique…" Et c’était déjà le cas en Afrique du Sud. Donc si on joue contre les Springboks, je veux qu’à la fin du match les deux équipes se disent : "Paul était là."

Est-ce que cette frustration vous a poussé à réussir en France ?

Je n’étais pas tant frustré que ça de ne pas être sélectionné. Ce qui m’a touché, c’est que l’on ne m’a jamais parlé ! J’aurais préféré qu’on me dise "Tu es nul, t’es pas au niveau, tu n’y seras jamais !" (rires), au moins j’aurais pu m’en servir pour progresser ! Mais je n’ai même pas eu ça… Du coup quitter mon pays était un choix personnel. Sauf que quelques années après mon arrivée en France, je me suis retrouvé dans la merde…

Pourquoi ?

J’étais coincé entre les deux pays : l’Afrique du Sud ne voulait plus sélectionner de joueurs évoluant à l’étranger, et quelques semaines plus tard la France annonçait la même chose. J’étais en contact avec le staff du XV de France (alors mené par Guy Novès, N.D.L.R.), mais ils ont été virés (en décembre 2017). Bref, je n’avais plus aucun contact et j’étais dans une impasse.

 

Willemse a vécu quelques semaines très compliquées en 2018.
Willemse a vécu quelques semaines très compliquées en 2018. Icon Sport

 

Qu’avez-vous fait alors ?

Là, tout s’est effondré. Je n’avais plus d’objectif, je n’avais plus de chance d’exaucer mon rêve : devenir international. Et pour couronner le tout, on avait perdu la finale de Top 14 contre Castres (29-13, le 2 juin 2018 N.D.L.R.) Les semaines suivantes ont été très dures. Je suis devenu très émotionnel, je broyais du noir, j’ai pris beaucoup de poids. À mon retour de l’intersaison, je pesais 145 kilos alors qu’habituellement j’en faisais 133. J’étais très gros et surtout, je n’avais plus envie.

Comment avez-vous retrouvé la motivation ?

Vern Cotter, qui entraînait alors Montpellier, m’a convoqué. Il était vraiment énervé, alors il m’a fait courir pendant des semaines pour me faire perdre du poids. Peu après, il m’a convoqué en entretien et m’a demandé : "Pourquoi es-tu revenu dans cet état ? Ce n’est pas toi, ça…" Je lui ai expliqué ma situation : Je n’avais plus envie car mes rêves étaient impossibles. Même en étant très bon en Top 14, je ne serais jamais devenu international. Vern m’a alors calmé, et m’a dit qu’il en parlerait à Jacques Brunel. Puis Jacques m’a contacté : il ne me promettait rien, mais juste de me regarder pour juger de mes performances. Il m’a conseillé de lancer les démarches pour faire mon passeport aussi. Mais j’y pensais déjà avant…

Pourquoi ?

Parce qu’avec mon épouse, on attendait la naissance de mon premier fils et je voulais devenir Français. Même sans penser au XV de France, je voulais offrir la meilleure vie possible à mon enfant. Donc je me suis remis en forme, j’ai perdu entre 10 et 12 kilos, j’ai obtenu mon passeport et j’ai fini par être appelé avec le XV de France (pour le Tournoi 2019, N.D.L.R.) Mais j’étais encore un peu trop lourd…

Combien pesez-vous à ce jour ?

Je suis descendu à 128 kilos. C’est toujours lourd mais je me sens beaucoup plus à l’aise. C’est après mon premier match international (contre le Pays de Galles le 1er février 2019) que j’ai eu un choc : j’ai compris que comme tout allait plus vite, et que je ne pouvais pas peser 133 ou 135 kilos. D’ailleurs Fabien Galthié me l’avait fait remarqué pendant une réunion…

Comment ?

Il avait été assez subtil. Sans m’engueuler, il m’avait juste dit : "Paul, tu sais qu’il n’existe aucun deuxième ligne international de 135 kilos ?" Je n’avais jamais réalisé, mais il avait raison ! J’ai alors décidé de faire un effort supplémentaire.

Est-ce encore difficile de ne pas rechuter ?

Ce n’est jamais facile, encore aujourd’hui ! C’est toujours la guerre avec mon assiette ! (rires) Et puis le Top 14 est long, alors c’est difficile de rester strict pendant cinquante semaines. J’alterne, donc, et je me réserve des moments pour me relâcher un peu. Mais jamais trop, car je veux rester dans de bonnes marges. Et puis je me connais mieux, je sais ce que je peux faire ou pas.

Malgré votre gabarit, vous tenez 80 minutes…

Oui alors qu’avant, cela me faisait peur ! Aujourd’hui, c’est l’inverse je râle quand on me sort après 50 minutes… Mais je préfère cela que l’inverse.

2021 a également été marquée par la pandémie. Comment l’avez-vous vécue ?

C’est compliqué… Je ne peux plus vraiment voir ma famille, restée en Afrique du Sud. C’était déjà difficile avec le travail mais maintenant c’est pire. Et puis j’ai perdu ma maman il y a quatre mois à cause du Covid donc ça m’a touché particulièrement. C’était dur. Cela rejoint ce que l’on disait avant : en 2021, il y a eu beaucoup de bonnes choses, mais d’autres terribles. Cette pandémie me frustre car elle dure depuis longtemps et à chaque fois que l’on pense en sortir, il y a un nouveau variant. C’est la vie. Il faut avancer, et faire du mieux que l’on peut, sans jamais devenir négatif.

Avez-vous pu voir votre maman avant qu’elle ne parte ?

Oui, heureusement nous avons passé tout l’été en famille avec elle. Mais cela faisait trois ans que je n’étais pas rentré chez moi. On en a profité au maximum. Mais un mois après mon retour en France, ma mère est tombée malade, elle souffrait d’une infection des poumons. Les médecins ont voulu la placer dans le coma pour limiter le développement de l’infection, mais elle a été victime d’un accident cardiaque. Ouais… il y a vraiment eu des très haut et des très bas dans cette année 2021…

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour 2022 ?

Je suis prêt pour tout ! Pour profiter des bonnes choses et affronter les mauvaises. Je ne veux qu’une chose : ne pas être seul. Je veux continuer à être bien entouré comme je le suis à l’heure actuelle : par ma femme et mes enfants, ainsi que mes amis qui me soutiennent et que je soutiens en retour. C’est ça le plus important : avoir des gens autour de soi pour ne jamais être seul, dans les bons moments comme dans les mauvais.

Et sur un plan sportif ?

Faire une bonne saison en Top 14, nous qualifier et faire de bons matchs avec le XV de France. Cela par un titre, comme le Tournoi. Et pourquoi pas faire un grand chelem ?

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Simon VALZER
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?