Amateurs : pas de passe, pas de jeu !

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    Amateurs : pas de passe, pas de jeu ! Manuel Blondeau / Icon Sport
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Sous réserve d’adoption de la loi, les amateurs seront privés de rugby si ils ne présentent pas de passe vaccinal. Une situation qui n’inquiète pas vraiment les clubs, chez qui les non-vaccinés sont finalement peu nombreux.

Même si chez les amateurs le rugby n’est qu’un simple loisir, au même titre qu’une partie de belote ou que le sacro-saint footing dominical, il n’y aura pas de passee-droits vis-à-vis du passe vaccinal. Tous les acteurs du jeu, qu’ils soient sur le terrain – comme les joueurs – ou un peu plus éloigné du pré-comme les membres des staffs ou les intendants – devront être à jour de leur vaccin. Patrick Buisson, vice-président de la FFR en charge du monde amateur, est très clair : le rugby n’est pas et ne sera jamais au-dessus de la loi : « Si la loi vient à être adoptée, et si le passe vaccinal devient obligatoire pour jouer au rugby, alors il faudra en présenter un. À la Fédération, nous ne sommes pas les législateurs. Mais nous porterons la voix de l’état auprès de nos clubs. Il n’y aura qu’une seule règle, au fond : les vaccinés jouent, ceux qui ne le sont pas restent chez eux. » Clair, net et précis.

Patrick Buisson évoque aussi le cas particulier des clubs amateurs ayant des joueurs sous contrat professionnel ou semi-professionnel, comme cela peut-être le cas en Nationale, voire en Fédérale 1. « Pour les joueurs sous contrat, j’imagine que les clubs appliqueront tous la même règle. Ils se calqueront sans doute sur ce qui se fera chez les professionnels de Top 14 et de Pro D2. Il faut bien comprendre que la Fédération ne peut en aucun cas gérer cela. Ce sera aux clubs qui sont les employeurs des joueurs concernés, de prendre leurs responsabilités. »

Les clubs s’adaptent

Heureusement, comme chez les pros – et comme pour l’ensemble de la population française – les non-vaccinés semblent être portion (très) congrue au sein des clubs amateurs qui, comme souvent depuis le début de la pandémie, ont su faire preuve d’adaptation. Ainsi, à Gaillac (Fédérale 2), sur la grosse soixantaine de séniors que compte l’effectif, seuls un joueur et un membre du staff ne présentent pas un schéma vaccinal complet à l’heure où nous écrivons ces lignes. Les Tarnais ont la chance de compter dans leur rang une bénévole dévouée, Virginie Julien, qui pointe avec assiduité les joueurs aux entraînements tout en gérant le calendrier des doses de rappel, n’hésitant pas à se fendre d’un petit texto aux concernés pour les avertir de l’imminence de leur éligibilité à la troisième dose. Un travail précieux ! Jérôme Arru, le manager de l’UAGR, est pourtant clair. Il ne transigera pas avec la règle : si son joueur et le membre de son staff ne se mettent pas à jour, ils seront priés de rester chez eux. Les enjeux sont trop importants.

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