Ce CO a de quoi faire peur !

  • Florent Vanverberghe et les Tarnais ont réalisé le gros coup de cette 14e journée en renversant La Rochelle.
    Florent Vanverberghe et les Tarnais ont réalisé le gros coup de cette 14e journée en renversant La Rochelle. Photos Emilie Cayre - La Dépêche du Midi - Photos Emilie Cayre - La Dépêche du Midi
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Pourtant menés de plus de vingt points, les Castrais ont démontré une force de caractère hors-norme pour faire tomber les Rochelais. De quoi encore un peu plus s’affirmer dans le top 6 du championnat.

Le speaker du stade Pierre-Fabre le scandait fièrement avant le coup d’envoi de la rencontre, le CO a terminé l’année 2021 invaincu sur son terrain. Et bien soyons honnête, à la vingt-cinquième minute, ni même le supporter le plus inconscient n’aurait mis une pièce sur la possibilité de voir cette série se prolonger. Le CO a vécu un enfer pendant la première partie du match, voyant les Rochelais franchir la ligne à trois reprises et mener de vingt points. « Durant les vingt premières minutes, on n’était tout simplement pas invités, avoue Gaëtan Barlot, capitaine du CO ce dimanche soir. Les Rochelais nous ont roulé dessus, il n’y avait pas débat. » Inexistants, imprécis et indisciplinés, on se demandait alors comment les Tarnais allaient bien pouvoir retourner la situation. Voire dans un premier temps stopper le rouleau compresseur maritime qui se dressait devant eux.

Puis les joueurs castrais ont snobé leur staff…

Dans des situations aussi compliquées, il y a souvent deux écoles. Certains se veulent pragmatiques pour retrouver de la confiance, d’autres préfèrent rapidement recoller au tableau d’affichage. On joue alors la vingt-cinquième minute, le CO a une pénalité quarante mètres face aux poteaux. Le staff castrais montre les perches, les joueurs la ligne de touche. Une décision forte de la part des quinze bleu et blanc sur le terrain, qui va s’avérer payante. Malgré une première erreur de Barlot, l’abnégation des Castrais paye. Filipo Nakosi ramène les siens à quatorze unités. C’est alors que la rencontre va entrer dans une autre dimension. Devant près de dix mille personnes en furie, les joueurs de Pierre-Henri Broncan enflamment la partie et plantent une deuxième banderille dans les dos rochelais par l’intermédiaire de Martin Laveau.

Un banc décisif

La remontée fantastique prend forme. « Ce match me rappelle notre rencontre face à Toulon la saison dernière, constate le manager général castrais. On était menés 17-0 et nous avions réussi à revenir pour s’imposer avec le bonus offensif. » Pas de succès bonifié cette fois-ci mais une victoire qui fera date dans cet exercice pour un Castres olympique qui, fidèle à sa réputation, est revenu de l’enfer pour mater les derniers finalistes du championnat. Il y a quelques jours, il était souligné dans nos colonnes l’importance du banc castrais ces dernières semaines, souvent décisif comme la semaine dernière sur la pelouse de Perpignan. Une fois encore, les remplaçants tarnais ont su apporter leur pierre à l’édifice dans un second acte encore plus fou que le premier. « On savait que notre banc allait nous amener de la densité, on ne s’était pas trompés, se réjouit Pierre-Henry Broncan. La mêlée en est le meilleur exemple. »

Effectivement, l’entrée de Wayan De Benedittis a été un des tournants de cette rencontre. Après avoir souffert pendant près d’une heure, le jeune pilier gauche a permis à la première ligne bleu et blanc de retrouver des couleurs dans les dernières minutes. C’est d’ailleurs à la suite d’une pénalité dans ce secteur que le CO a pu investir les vingt-deux mètres adverses pour envoyer le virevoltant Vilimoni Botitu dans l’en-but. Malgré de grosses frayeurs sur la sirène, le CO arrache une victoire qui semblait pourtant rapidement lui échapper. Castres est aujourd’hui quatrième du Top 14, et commence à en inquiéter plus d’un.

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Vincent Franco.
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