Toulouse, un seul être vous manque…

  • Julien Marchand (Toulouse).
    Julien Marchand (Toulouse). Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Disposer du meilleur joueur du monde, c’est évidemment un plus. Le Stade toulousain le sait mieux que personne qui, lorsqu’il réalisa son formidable doublé l’an dernier, ne garda qu’un seul joueur en commun dans son épine dorsale entre la Champions Cup et le Top 14. On vous laisse deviner lequel… Le hic ? Il est que, tout meilleur joueur du monde qu’il soit, Antoine Dupont (zut, son nom nous a échappé) ne peut décemment se taper en plus des rencontres européennes et des matchs internationaux les 26 matchs d’une saison régulière, ne serait-ce que parce qu’il y a des doublons parmi elles et qu’il doit parfois prendre des vacances obligatoires. Voilà pourquoi le Stade toulousain serait bien inspiré de (ré) apprendre à gagner sans lui, pour ne pas sombrer dans une totale dépendance. Et ne pas se trouver démuni en cas de blessure dans un grand match, par exemple…

Or, la rencontre à Clermont a clairement démontré que si un seul joueur ne faisait pas une équipe, son absence pouvait en tout cas sacrément la dérégler. Le pire ? Il est que s’il commit quelques erreurs et pas mal subi en défense (obligeant ses avants à s’employer davantage qu’ils n’en avaient pris l’habitude…), Alexi Balès n’a pas délivré à Clermont la pire des prestations, marquant même un essai "à la Dupont" logiquement refusé. Le problème étant surtout que ses compères aux postes décisionnels ont manqué du calme et de la sérénité qu’ils dégagent habituellement. On pense ainsi à Romain Ntamack, auteur d’une faute au sol stupide, d’un coup de pied direct en touche évitable et d’un en-avant sous pression dans ses 22 mètres. À Pita Ahki, certes globalement dominateur et précieux au centre du terrain, mais qui n’en a pas moins copieusement "gamellé" sur l’ultime contre-attaque du match, alors qu’un boulevard s’ouvrait à son extérieur. Enfin (et surtout) à Thomas Ramos, qui sombra dans un cercle vicieux après une première boulette suivant un arrêt de volée mal avisé puis mal joué, avant d’enchaîner un en-avant (à l’origine de l’essai refusé à Balès), une pénalité manquée des 50 mètres dans l’axe, une touche bêtement concédée, une autre pénaltouche non trouvée… Autant d’erreurs qui, couplées à de gros problèmes en touche liés à la sortie de Flament qu’à l’absence des frères Arnold, n’ont pas permis à Toulouse de forcer la décision.

56e : un micmac avant l’erreur fatale de la pénalité non tentée

Le comble de l’imprécision ? Il fut probablement atteint sur cette fameuse pénalité de la 56e, à cinq mètres et sous les poteaux clermontois, que le capitaine du jour Julien Marchand choisit de transformer en mêlée. Le hic étant que le staff toulousain avait décidé de changer à cet instant précis Marchand et son compère Cyril Baille, persuadé que ses joueurs allaient prendre les trois points… "Entre les joueurs, il y a eu a priori une discussion sur le choix à faire, éclairait après coup le manager Ugo Mola. Mais il me semble qu’on n’était probablement pas suffisamment dominant dans ce secteur pour effectuer ce choix. Il faut parfois apprendre à respecter le jeu et prendre les points quand ils doivent être pris, ce qui me gêne d’autant plus que ce n’est pas vraiment la marque de fabrique de la maison. On a un peu manqué d’humilité sur le coup." Une faute de comportement et de stratégie qui, là encore, n’aurait peut-être pas été commise avec Dupont dans le rôle de capitaine, fort d’un recul que n’avaient probablement pas ses premières ligne. Et le pire, c’est qu’on n’exagère même pas…

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