Aux Harlequins, Care n’est pas rassasié

  • Les discussions entre le demi de mêlée international Danny Care et la direction des Harlequins sont en bonne voie. Photo Icon Sport Les discussions entre le demi de mêlée international Danny Care et la direction des Harlequins sont en bonne voie. Photo Icon Sport
    Les discussions entre le demi de mêlée international Danny Care et la direction des Harlequins sont en bonne voie. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

À 35 ans, le demi de mêlée international Danny Care négocie la prolongation de son bail avec les Harlequins.

Danny Care a brillé de mille feux dimanche dernier. Il a fêté son 35e anniversaire sur la pelouse en marquant un essai décisif pour les Harlequins sur le terrain de Gloucester et les champions sortants l’ont emporté 20 à 17. Ils sont troisièmes au classement, donc tout à fait dans la course pour jouer les demi-finales et conserver leur titre. Mais le plus impressionnant, c’est que le demi de mêlée vétéran ne vit pas du tout la période actuelle comme un baroud d’honneur. Au contraire, il est en pleine négociation avec le club de Twickenham pour prolonger son contrat. On rappelle qu’il est arrivé chez les Quins en 2006 et il pourrait donc vivre une dix-septième saison sous les couleurs bariolées, un record à l’ère professionnelle. Mais les Harlequins ne sont pas la seule équipe qu’il a représentée. Il a débuté au plus haut niveau avec Leeds, le club de sa ville natale qui était alors dans l’élite (il est aujourd’hui au troisième niveau). Il y a joué treize matchs dans l’ombre du All Black Justin Marshall, avant de mettre le cap au sud, juste après une Coupe du monde des moins de 20 ans.

Avec le club de la banlieue de Londres, il a dépassé la barre des trois cents matchs : "J’ai toujours dit que si je m’en sentais encore capable et si ça me procurait encore de la joie, je continuerai à jouer. Mon corps est encore en état de marche et le club me permet de faire juste ce dont j’ai besoin sur le plan physique. Je ne cherche pas à battre des records en salle de musculation, je fais juste ce qu’il faut pour être performant à la fin de la semaine."

Arrivé en 2006

A priori, les dirigeants des Harlequins ne sont pas opposés à une prolongation, même si les clubs sont soumis à la récente baisse du plafond salarial. Pour un joueur comme Dany Care, cela signifiera forcément de faire un effort financier "Oui, il faudra tenir compte de cette donnée, les salaires ne peuvent pas monter encore et encore même si tout le monde espère toucher le plus possible car les carrières sont courtes et notre sport de plus en plus dur. Je pense qu’il y aura toujours de l’argent pour les joueurs internationaux; pour les autres, il faudra accepter des contrats plus modestes."

Tout porte à croire que Danny Care jouera au moins douze mois de plus au plus haut niveau. Sa carrière est d’ores et déjà bien remplie, avec les deux titres de champions des Harlequins (2012 et 2021) les seuls du club à ce jour. Il faut évidemment rajouter, son parcours en équipe nationale : 84 capes entre 2008 et 2018, souvent comme remplaçant avec l’avènement de Ben Youngs. Mais Danny Care fut un temps le demi de mêlée anglais le plus capé de l’histoire.

Sous le maillot frappé de la Rose, il trouva le moyen d’inscrire quatorze essais et signer quelques exploits. On se souvient encore d’un essai en solo face à la France à Saint-Denis en 2016. Il aura aussi vécu un grand chelem (2016), plus deux Tournois gagnés mais traînera le regret de n’avoir jamais brillé en Coupe du monde. Une seule apparition en 2015 pour le dernier match sans enjeu face à l’Uruguay. Il ne fut jamais sélectionné chez les Lions britanniques non plus, alors qu’en 2013, par exemple, il faisait partie des prétendants sérieux. Il défraya aussi la chronique pour quelques frasques extra-sportives, sans trop de gravité, jute ce qu’il fallait pour se forger cette image de beau gosse un peu turbulent, au style spectaculaire et insolent.

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Jérôme Prévôt
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