Bourg-en-Bresse : éloge de la patience

  • A la lutte pour le maintien, Rouen comme Bourg-en-Bresse devaient l’emporter. On s’attendait donc à un match tendu, on a assisté à une rencontre insipide.
    A la lutte pour le maintien, Rouen comme Bourg-en-Bresse devaient l’emporter. On s’attendait donc à un match tendu, on a assisté à une rencontre insipide. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

A la lutte pour le maintien, Rouen comme Bourg-en-Bresse devaient l’emporter. On s’attendait donc à un match tendu ; on a assisté à une rencontre insipide.

Vent fort, pluie drue. Il était clair qu’on ne verrait pas de grandes envolées, vendredi à Rouen. Ajoutez à cela un stress, une peur de mal faire et ce match n’a jamais vraiment démarré. Surtout pour les locaux.

Bourg-en-Bresse n’en demandait pas tant pour prendre en mains les débats. "On a avant-tout essayé de faire un match correct, avec tous les aléas (météo, Covid)" explique Fabrice Estebanez, le nouveau coach burgien. "Rouen était sous pression en nous recevant. Nous, on a juste tenté d’être précis sur des points importants : conquête, engagement, discipline. On n’a encore rien gagné ce soir, juste un match qui nous fait du bien. Mais la route est longue".

C’est vrai, on ne peut pas pointer le manque d’envie des visiteurs du jour. Ils ont maintenu une pression constante, notamment en montant fort sur les deux artilleurs normands, Lydon et Michallet, en grosse difficulté ce vendredi. "On a surtout évité de jouer dans notre camp pour ne pas se mettre sous la pression de pénalités éventuelles, car on connaît la réussite de Rouen avec les deux joueurs cités. On se doit d’être efficaces. On a appris à se concentrer sur nous-mêmes, c’est de là que viendra notre salut. Pas de ce que nous laisseront les autres", conclut le technicien.

Pression payante

Du côté des joueurs, on avoue avoir eu à jouer un match d’hommes, notamment derrière le pack. "On avait à cœur de faire beaucoup d’efforts, dans la bataille des rucks. On a donc joué proche, en mettant de la pression au pied pour les faire reculer. On joue avec la limite pour pouvoir presser haut et fort. Ça a fonctionné et c’est le principal", confie Florent Campeggia, le demi de mêlée de Bourg.

C’est aussi en touche que Bourg a été performant, ouvrant sur des mauls portés bien contrés par Rouen. "On avait vu que Rouen ne sautait pas beaucoup et n’avait que deux sauteurs vraiment actifs, souvent dans la même zone. La touche fait partie des fondamentaux, comme la mêlée. On a donc essayé d’appuyer là-dessus, sans vraiment de réussite. On ne marque pas sur ces phases-là d’ailleurs", analyse Cyril Veyret, le seconde ligne burgien.

Côté rouennais, on ne peut que constater les dégâts. On relèvera un pack et une défense efficace, mais c’est bien maigre au vu du résultat final. "Totalement déçu" confiait, dubitatif, Gregoric Bouly, l’entraîneur des avants. "C’est inquiétant car on ne produit pas, alors qu’on est une équipe compétitive pour l’objectif qui reste, je le rappelle, le maintien. Certains nous ont peut-être inventé une vie. Nous, on reste sur nos objectifs. Je pense qu’on a dominé Bourg en mêlée, mais c’était stérile à la sortie de balle. Jusqu’à la 77e minute, on peut gagner. On joue très mal cette dernière phase de jeu, dans leur camp. On se met en difficultés alors qu’il suffisait d’attendre qu’eux se mettent à la faute."

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Gaël LECOEUR
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