Montauban : lever de soleil pour le grand Louis

  • Au cœur d’un derby animé, le jeune Louis Vincent s’est offert une première savoureuse chez les professionnels, dans la cuvette de Sapiac.
    Au cœur d’un derby animé, le jeune Louis Vincent s’est offert une première savoureuse chez les professionnels, dans la cuvette de Sapiac. Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
Publié le

Au cœur d’un derby animé, le jeune Louis Vincent s’est offert une première savoureuse chez les professionnels, dans la cuvette de Sapiac.

C’est presque sur la pointe des pieds qu’il arrive en conférence de presse. Pourtant, il est difficile de manquer Louis Vincent, lorsqu’il pénètre dans une pièce. Du haut de ses 2m04, le longiligne deuxième latte est plutôt réservé, aux premiers abords. « C’est ma première conférence de presse », glisse-t-il juste avant de prendre place derrière le bureau étroit, sur lequel sont installés les micros. Face à Colomiers, vendredi, Vincent a vécu son premier match professionnel dans l’antre de Montauban. Son deuxième de la saison, après le déplacement plus que compliqué à Oyonnax. « Psychologiquement, ça fait du bien », lance d’emblée le jeune joueur (22 ans), qui porte encore les stigmates du combat auquel il a participé. Son équipe s’est imposée face à un concurrent direct (22-8), ce qui rend encore plus mémorable la première du néo-Montalbanais. « Jouer un match officiel dans la fameuse cuvette de Sapiac, ça va rester gravé dans mes souvenirs ! Je n’attendais que ça et en plus, commencer par un derby, c’est incroyable. Ce n’était que du bonheur. »

Au cœur de la victoire

Appliqué à chaque prise de parole, Vincent confie dans un français soigné que si ce match n’est pas une finalité, il représente le bout d’un long et épuisant tunnel. « Il y a la frustration de ne pas avoir le temps de jeu qu’on attend, en étant jeune. On est à l’entraînement, on donne tout, on essaie de comprendre et de progresser… Et le vendredi, on voit nos potes sur le terrain. On est forcément envieux de leur situation. » Alors, pour ne pas se démobiliser, l’ancien joueur du Stade français s’est appuyé sur son entourage et n’a jamais cessé de travailler. « Je parle beaucoup avec les coachs que j’ai actuellement, mais aussi ceux que j’ai eus depuis l’école de rugby. » David Byrnes, l’entraîneur des trois-quarts montalbanais, témoigne : « Il est dans une phase d’apprentissage. C’est un joueur très impliqué dans les entraînements, qui donne toujours tout. » Un peu gêné lorsqu’on évoque sa performance sous les yeux de son entraîneur, Vincent s’en est pourtant bien sorti sur le terrain, ne commettant pas d’erreur. Entré en jeu dès la 45e minute, il a fait partie de ceux qui ont fait la différence en faveur de l’USM, dans un match accroché jusqu’aux dix dernières minutes. « Je pense que je fais une bonne entrée. J’ai essayé d’être propre. Ce que je voulais, c’est qu’on n’ait rien à me reprocher », accorde le principal intéressé.

Le public de Sapiac était, de son côté, ravi de voir le grand blond sur le terrain. Vincent est particulièrement apprécié pour sa gentillesse et surtout sa grande politesse. « Je fais du rugby par passion et les gens viennent voir du rugby aussi par passion. J’ai tout à leur donner, comme ils me donnent tant en venant assister aux matchs et aux entraînements. C’est la force de Sapiac. » Louis Vincent fait en tout cas tout ce qui est en son pouvoir pour accrocher une place au sein du club qu’il a rejoint cet été : « Je dis même chocolatine, maintenant ! » (rires)

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Yanis Guillou
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?