Castres remporte le bras de fer face au Stade français

  • Il est jeune mais est déjà un vrai cornac pour ses avants. Jérémy Fernandez s’affirme match après match comme un demi de mêlée plein d’avenir. Photo Aurélien Delandhuy
    Il est jeune mais est déjà un vrai cornac pour ses avants. Jérémy Fernandez s’affirme match après match comme un demi de mêlée plein d’avenir. Photo Aurélien Delandhuy Photo Aurélien Delandhuy/ Midi Olympique - Photo Aurélien Delandhuy/ Midi Olympique
Publié le , mis à jour

Le co a su s’affranchir de conditions climatiques difficiles pour remporter un irrespirable bras de fer face au stade français. Ce ne fut pas le match de l’année, mais les motifs de satisfactions sont très nombreux pour le club tarnais...

Petit à petit, sans faire (encore) trop de bruit, le Castres olympique engrange. Au soir de cette quinzième journée, les Tarnais pointent à la troisième place du championnat, avec quarante et une unités et la douce sensation d’être au chaud au cœur de l’hiver. Sur les bords de l’Agout, on entend déjà la rumeur des "pisse-froid" et des donneurs de leçons : oui, le classement est sans doute un peu faussé par les effets du variant Omicron et les reports de match, notamment celui de Toulouse - Montpellier. N’empêche les effets du microbe le plus célèbre du moment sont les mêmes pour toutes les équipes et être troisième au moment d’attaquer la deuxième partie de la saison n’est pas neutre. Face au Stade français, le CO a gagné son quatrième match consécutif, enchaîné sa seizième rencontre sans défaite à Pierre-Fabre, excusez du peu.

Fernandez au top

Samedi, les deux équipes n’ont pas offert le plus beau des spectacles. La faute à des conditions climatiques dantesques s’abattant sur Castres - le fameux triptyque pluie, vent, froid - et une orientation tactique tournée - logiquement - vers le jeu au pied. Les Tarnais ont su gérer cet affrontement contre une de leurs bêtes noires malgré une semaine d’entraînement un peu perturbée. "Je suis très satisfait du contenu, avouait le manager Pierre-Henry Broncan. Je craignais beaucoup ce match car notre adversaire présentait son effectif au complet. J’avais noté, aussi, une certaine décompression après notre belle victoire contre La Rochelle. L’équipe progresse. L’année dernière, le Stade français était venu gagner à Pierre-Fabre. Là, ils repartent avec zéro point. Tout cela est très positif." Au cœur de ce match sans envolée, des hommes ont tiré leur épingle du jeu : on a vu le jeune demi de mêlée formé au club Jérémy Fernandez étincelant pendant cinquante minutes avant de céder sa place à Rory Kockott. Le gamin explose aux yeux du Top 14 cette saison et son avenir semble radieux. Josaia Raisuqe a aussi livré un match colossal dans son nouveau rôle de troisième ligne. On l’a vu notamment voler deux ballons à la mêlée parisienne, notamment sur la dernière du match. La mêlée du CO, d’ailleurs, fut globalement conquérante sur la première partie du match avant que les débats ne s’équilibrent. La dernière série de mêlées du match, jouée dans les 22 mètres castrais aurait pu récompenser le Stade français, mais l’arbitre, M. Raynal, a choisi de faire durer le plaisir. Les Tarnais ont produit un ultime effort, Wilfrid Hounkpatin prenant le dessus sur son vis-à-vis. Josaia Raisuqe n’ayant plus qu’à ramasser le ballon pour libérer Pierre-Fabre.

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David BOURNIQUEL
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