L’UBB finit par l'emporter à l'arrachée à Brive

  • Maxime Lucu a été le grand artisan de la victoire bordelaise à Brive.
    Maxime Lucu a été le grand artisan de la victoire bordelaise à Brive. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Bien que dominée pendant 60 minutes dans ce match contre Brive, les Bordelo-Béglais ont remporté un premier succès important en tant que leaders du championnat.

À la 48e minute, Christophe Urios donna le signal : il changea d’un coup sa première ligne. Dweba, Kaulashvili et Tameifuna ont pris la place du trio Paiva-Lamothe-Cobilas. Et la mêlée de l’UBB prit franchement et inexorablement le dessus. La remontée était en marche, quatre pénalités de Lucu plus un essai de Woki ont scellé le sort de cette partie à double face. C’est souvent le cas, quand la pelouse est traversée par de violentes bourrasques : celui qui est porté par le zéphyr, en seconde période, sait ce qui lui reste à faire. à condition d’en avoir les moyens.

 

Une vraie profondeur d’effectif

Le pack bordelais a repris le contrôle des opérations, même en touche où il avait souffert pendant plus de 40 minutes. "Oui, nous étions forts en mêlée. Je connaissais les forces et les fragilités des uns et des autres. Je savais que le fait de coacher tôt, comme ça, pouvait faire basculer le match. En conquête, d’abord, mais aussi dans la façon de porter le ballon. Lekso, Jo et Ben sont des gars qui aiment ça."

Oui, les Bordelais avaient eu beaucoup de mal à avancer en première période. Ils ne l’ont pas fait sur des séquences de passes ou sur des offensives élaborées. On imagine que le coach s’est dit qu’il devait essayer de trouver ces avancées tant désirées avec des hommes forts… et frais. Si l’on pousse l’analyse un peu plus loin, on se pose une question : que signifie cette quatrième victoire à l’extérieur de Bordeaux-Bègles ? Que l’effectif bordelais est finalement d’une profondeur impressionnante. Christophe Urios l’a souligné avec humour dans une réponse : "Je suis content que vous évoquiez ça car je ne voulais pas en parler. Vous avez donc vu qu’il manquait du monde, mais comme je ne parle jamais des absents… Je suis content de l’entrée de Thomas Jolmès, même s’il est dans la rotation depuis quelque temps. J’ai bien aimé aussi celle d’Alban Roussel."

C’est avec eux que Bordeaux a concrétisé sa remontée implacable. L’histoire retiendra que Bordeaux s’est imposé à Brive sans six franchisseurs majeurs : Seuteni, Jalibert, Buros, Lamerat, Lam et Cordero. Et pour parler encore de la première ligne, on rappellera qu’il manquait aussi dans ce secteur deux cadres tels que Jefferson Poirot et Clément Maynadier. En plus, les Bordelais ont dû gérer en urgence les forfaits de Matthieu Jalibert et de Santiago Cordero, qui n’étaient pas prévus au programme en milieu de semaine dernière.

 

L’essai de Woki riche d’enseignements

La brigade de l’UBB aura donc marqué encore un peu plus les esprits à Brive, avec ce succès arraché contre vents et marées. "On est capable de s’adapter à plein de choses, à l’adversaire, au climat." La preuve, cet essai de Cameron Woki qui prit tout le monde de court. Un ballon presque anodin, sur une série "ramassages" que le troisième ligne international transforma en dard impitoyable (22 mètres en solo et tout droit). "Qu’est-ce qu’il voulait dire ? Il montre que dans des conditions difficiles, on est aussi capable de porter le danger par nos avants sur du jeu à zéro passe. Ça fait partie du rugby, même si ce n’est pas celui qu’on préfère."

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Jérôme Prévôt
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