Pro D2 - David Gérard (Montauban) : « On a tous envie de bien jouer mais je préfère gagner »

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Encore vainqueur de Colomiers, Montauban se replace dans le top 4 et poursuit sa quête aux émotions. David Gérard, son manager, se dit satisfait de ce début de saison et se projette déjà.

Un derby remporté et une 4e place : l’année 2022 pouvait-elle mieux commencer ?
C’est sûr que c’est une super entame d’année pour nous. Après, ce qui est dérangeant avec mon mode de fonctionnement, c’est que j’ai du mal à me satisfaire du présent. Je pense au futur en permanence. Dès la fin du match, je me suis dit putain (sic), il y a Béziers qui arrive la semaine prochaine.

Dans ce match, est-ce votre résilience qui a fait la différence ?
À domicile, on a une des meilleures défenses du championnat parce qu’on a cette capacité à défendre Sapiac coûte que coûte. C’est ce qui ne se voit pas à l’extérieur malheureusement. Mais pour les matchs à venir, il va quand même falloir montrer autre chose, notamment dans le jeu.

Le match aurait pu basculer avec ce plaquage de Paulino, sanctionné « seulement » d’un carton jaune…
Quand j’ai vu le plaquage, je ne voyais pas comment l’arbitre pouvait mettre rouge. Mais en faisant ça, Maselino sanctionne beaucoup de monde et ses coéquipiers en premier lieu. On a encore fait deux fois dix minutes d’infériorité numérique face à une grosse équipe ! (Il souffle) On aime la difficulté mais j’aimerais qu’ils laissent mon cœur tranquille parfois.

Jérôme Bosviel a encore été décisif. Julien Sarraute confiait qu’il était peut-être le meilleur 10 de Pro D2. Qu’en pensez-vous ?
Jérôme est un des meilleurs ouvreurs de cette division, c’est sûr. Mais sur le match de vendredi, il n’est vraiment pas parfait. Il a des super pouvoirs et du talent, mais en ce moment, il n’est qu’à 70% de ce qu’il peut faire.

Montauban est aujourd’hui dans le top 4, est-ce une surprise ?
J’avoue que le top 4, je n’y ai même pas pensé en arrivant. L’ambition, c’était de perdurer dans le top 6 et de voir qu’on pouvait exister. Quand on voit les équipes qui nous entourent actuellement, c’est vrai qu’on fait un peu tache. En plus, c’est une année de transition, il y a eu beaucoup de changements et il y en aura encore l’an prochain… D’être là où on est, c’est génial.

C’est aussi la récompense d’un travail sans relâche …
C’est la preuve qu’on a quelque chose. On met beaucoup d’énergie dans ce qu’on fait. J’ai parlé aux mecs à la fin du match et j’ai dit qu’en étant Montauban avec l’équipe qu’on a un rugby de devoir. On n’a pas de star ou de talent. Le seul qu’on a, c’est d’y croire.

Cela vous gêne-t-il d’être moins mis en avant que Mont-de-Marsan, Bayonne ou Oyonnax ?
Non, si les gens parlent moins de nous c’est qu’il y a des raisons. J’espère simplement qu’on arrive à faire quelque chose de bien. Je veux juste que l’ensemble de mes joueurs soient à un moment mis en lumière parce que ça voudra dire qu’ils le méritent. Mais il va falloir aller le chercher.

Vous avez l’image d’une équipe solide et terne. Ce cliché vous agace-t-il ?
Équipe solide oui, on l’est. Terne… (Il hésite) Le propre de ce Pro D2, c’est que l’identité de chaque équipe se remarque. Moi aussi j’aimerais envoyer du jeu comme Bayonne. Mais que ceux qui disent ça, fassent un point sur l’effectif, le staff, les moyens… On se bat avec ce qu’on a. On a tous envie de bien jouer mais je préfère gagner.

Quand vous êtes arrivé à Montauban, vous avez parlé de vivre des émotions. Est-ce le cas actuellement ?
Oui, j’en vis à chaque victoire. Et quand je vois que le printemps n’est pas loin, je me dis qu’on peut vivre de belles choses.

Dans ce bloc, vous allez affronter Béziers et Carcassonne, deux adversaires directs...
Il va falloir que les joueurs sachent ce qu’ils veulent. Il y a des gens qui aimeraient nous voir redescendre, à ce qu’ils considèrent « notre place ». Il faut se dire que si on veut mériter des émotions, il faut aller les chercher. On sera parti de loin pour y parvenir. C’est ce qui peut nous rendre plus forts.

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Yanis Guillou
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